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Aux lecteurs de juger ...
Abou Hamza, l'imprécateur islamiste de la mosquée londonienne de Finsbury Park, est en mauvaise posture et le gouvernement britannique n'en mène pas large. A Londres, les prolongements de l'affaire des touristes occidentaux tués le 28 décembre au Yémen lors de l'assaut des forces de sécurité vire à l'imbroglio. Soupçonné d'être indirectement mêlé à l'enlèvement des voyageurs anglo-saxons, l'imam au regard cyclopéen et aux bras dénués de mains ne parvient pas à convaincre de son innocence. Il a beau tempêter, nier avoir expédié un commando intégriste au Yémen en marge de la prise d'otages, ses propos justifiant le recours au terrorisme contre les EtatsUnis et la Grande Bretagne embarrassent les autorités.
Lundi, ce citoyen britannique originaire d'Egypte, gravement blessé durant la guerre d'Afghanistan contre les Soviétiques, excusait par avance le meurtre d'« innocents » britanniques comme prix à payer « de la politique de Tony Blair » contre l'Irak. Hier, un rapport du Foreign Office sur les camps d'entraînement en Angleterre de l'organisation de l'imam, les Partisans de la charia, a aggravé son cas. Selon le document révélé par le Financial Times, Abou Hamza et d'autres responsables de la nébuleuse islamiste organisent chaque fin de semaine des préparations au jihad (guerre sainte) encadrées par d'anciens officiers de l'armée britannique. Le journal précise que le gouvernement britannique est informé de l'existence de ces camps « dans la banlieue nord de Londres » et « ailleurs dans le pays » et qu'il n'a pas pris de mesures pour les interdire.
Jusqu'à présent, le gouvernement observait le plus grand silence sur ces structures. C'est que ces « camps » n'ont officiellement rien de militaire : enseignement coranique, entraînement aux arts martiaux et lecture de cartes, mais pas de maniement des armes. Ils sont d'ailleurs sous très haute surveillance et toute activité paramilitaire serait sévèrement réprimée, insiste-t-on au Foreign Office. Plusieurs enquêtes approfondies des services de sécurité « n'ont pas permis de déceler des activités illégales », confiait, hier, au Figaro, une source diplomatique.
Dans le même temps, le ministre de l'Intérieur, Jack Straw, multiplie les mises en garde aux milieux islamistes dont Londres est le centre de ralliement. Mais, au pays du respect absolu de la liberté d'expression, la nouvelle législation antiterroriste adoptée à grands renforts de publicité en septembre dernier est inopérante pour contraindre à plus de retenue les activistes. Incapable de museler leur propagande, le gouvernement est prisonnier de ses contradictions. Il bombarde l'Irak et subit dans le même temps sans broncher les attaques verbales de groupes, dont certains sont les relais d'Oussama ben Laden.
Fort de leur impunité, ceux-ci exigent maintenant la remise en liberté de cinq musulmans britanniques soupçonnés d'avoir préparé des attentats au Yémen. Et ils accusent le gouvernement de traiter à la légère leurs ressortissants. Si les suspects sont condamnés à mort par la justice yéménite, le « sang coulera dans les rues », a menacé Rachid Yacoub un leader fondamentaliste de Birmingham.
Les suspects britanniques auraient, selon Sanaa, planifié des attentats. Ce qui reste à établir. Arrêtés voici plusieurs semaines, ils risquent cependant la peine de mort. Les auteurs de l'enlèvement des touristes anglo-saxons qui entendaient protester contre les bombardements sur l'Irak auraient exigé leur libération.
Le groupe venu de Londres comprend un musulman français, installé en Grande-Bretagne et exerçant la profession de coiffeur, ainsi que le beau-fils d'Abou Hamza. Mohamed Mustapha, le fils du chantre du jihad, a, de son côté, réussi à échapper au coup de filet des policiers yéménites.
Pour les services de renseignement français qui ont appris à le connaître, Kamal Mustapha, dit Abou Hamza, est la boîte à lettres des Groupes islamiques armés algériens en Europe. Son nom a été cité lors de l'enquête sur les attentats commis en 1995 sur le sol français. Il est considéré comme l'un des responsables de la feuille leAnsar. Ne dédaignant pas les entretiens, Abou Hamza avait justifié l'assassinat des moines de Tibéhirine, le meurtre de l'imam sahraoui à Paris et les attentats dans le métro. Sa stratégie est toujours identique : démentir sa propre implication dans des faits tout en revendiquant haut et fort l'obligation de guerre sainte...
Thierry OBERLÉ (avec Jacques DUPLOUICH à Londres)
Eight suspected Islamic radicals arrested in van Gogh murder
The suspects were detained in the 24 hours following Van Gogh's killing while he bicycled on an Amsterdam street, prosecution spokeswoman Dop Kruimel said.
Six of the detainees are of Moroccan origin, one is Algerian and the last has dual Spanish-Moroccan nationality, Kruimel said.
The suspect in the killing — a 26-year-old man with dual Moroccan-Dutch citizenship — was arrested Tuesday after a shootout with police. He was wounded in the leg. His identity has not been released.
28/05/08