Caricatures de Mahomet : la polémique
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Alors que la polémique bat son plein,
la BBC a diffusé les images des caricatures du prophète Mahomet dans
son JT de 13h
La chaîne BBC 1 entend ainsi avoir une attitude "responsable", et
remettre la polémique actuelle "dans son contexte".
Ces 12 dessins satiriques, publiés initialement en septembre 2005
par un quotidien danois et republiés dans plusieurs journaux
européens dont France soir, ont provoqué une vague des protestations
dans le monde musulman.
Les réactions violentes se multiplient
Jeudi, les réactions violentes se sont multipliées. Au Pakistan, des
manifestants islamistes ont brûlé des drapeaux danois et français
ainsi qu'une effigie du Premier ministre danois, aux cris de "Mort
au Danemark", pour protester contre la publication de
ces caricatures.
La Commission européenne a dû renforcer la sécurité autour des
bureaux de l'Union européenne à Gaza, après une manifestation et des
menaces contre des ressortissants européens.
Jeudi matin, une vingtaine d'hommes armés du Fatah et du Jihad
islamique ont tagué les mots "fermé jusqu'à nouvel ordre" sur la
porte d'entrée du bâtiment de l'UE à Gaza, qui n'avait pas ouvert
jeudi par crainte de violences.
En Jordanie, un hebdomadaire a publié trois des caricatures et
appelé les musulmans à la "raison". Le rédacteur en chef de Shihane,
Jihad Momani, se demande, dans son éditorial, ce qui "porte le plus
préjudice à l'islam, ces caricatures ou bien les images d'un preneur
d'otage qui égorge sa victime devant les caméras".
Plusieurs journaux européens, dont France Soir, ont publié
cette semaine, au nom de la liberté de la presse, les caricatures de
Mahomet qui valent déjà au journal danois Jyllands-Posten les
foudres du monde musulman. Les dessins ont suscité des appels au
boycott des produits danois, des menaces, jusqu'aux alertes à la
bombe mardi au Jyllands-Posten. |
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Un limogeage critiqué
Jacques Lefranc, président et directeur de la publication de
France Soir, révoqué mercredi par le propriétaire franco-égyptien Ramy
Lakah, après la publication des caricatures de Mahomet dans
le quotidien, estime que cette décision lui "parait contestable sur la
forme et sur le fond" et se "réserve la faculté de contester cette
décision".
Raymond Lakah, homme d'affaires franco-égyptien donné pour un chrétien
convaincu, a indiqué avoir "décidé de révoquer Monsieur Jacques Lefranc
de sa fonction (...) en signe fort de respect des croyances et des
convictions intimes de chaque individu".
Ce limogeage provoque l'étonnement de la rédaction de France Soir -
placé en redressement judiciaire depuis le 31 octobre - et ajoute à la
confusion sur l'avenir du titre en quête désespérée de repreneur.
Ironie de l'histoire, Jacques Lefranc apparaît comme un "bouc
émissaire". De sources concordantes au sein de la rédaction, on
assurait que M. Lefranc était opposé à la décision de publier les
dessins et jugeait que ce n'était "pas le moment", étant donné la
procédure judiciaire.
Le successeur désigné démissionne à son tour
Eric Fauveau, candidat à la reprise du quotidien et désigné par Ramy
Lakah comme directeur de la publication par interim, a présenté jeudi sa
démission, dans une lettre qu'il a lue en assemblée générale.
Il démissionne également de son poste de directeur général de Presse
Alliance, société éditrice de France Soir, qu'il occupait depuis
janvier 2005.
Il justifie sa démission parce qu'il est "porteur d'un projet de reprise
de la société Presse Alliance et explique qu'il souhaite se consacrer "à
cette tâche importante pour l'avenir du titre".
Par ailleurs, M. Fauveau juge "inopportun" le "limogeage" du
précédent représentant de Montaigne Press, Jacques Lefranc, "au moment
où France Soir est sous les projecteurs". |
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| France Soir défend sa
publication des dessins |
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Sous le titre de une clamant : "Au secours Voltaire, ils sont devenus
fous", France Soir défend jeudi le droit de la presse à railler
n'importe quelle croyance religieuse.
Le journal demande, puisque "l'islam interdit à ses fidèles toute
représentation du Prophète... la question qui se pose est la suivante:
tous ceux qui ne sont pas musulmans sont-ils tenus de se conformer à cet
interdit ?"
"Imagine-t-on une société où l'on additionnerait les interdits des
différents cultes ? Que resterait-il de la liberté de penser, de parler
et même d'aller et venir ?", ajoute France Soir.
"Oui, on a le droit de caricaturer Dieu", avait titré France-Soir
mercredi, car "nul dogme religieux ne peut s'imposer à une société
démocratique et laïque".
Paris avait réaffirmé dans la soirée, à cette occasion, l'attachement de
la France à la liberté d'expression mais condamné "tout ce qui blesse
les individus".
De son côté, le journal français expliquait son choix de publier les
dessins en intégralité "non par goût gratuit de la provocation, mais
parce qu'ils constituent l'objet d'une controverse d'ampleur mondiale
qui n'a rien de moins pour enjeu que l'équilibre et les limites
mutuelles, en démocratie, entre le respect des croyances religieuses et
la liberté d'expression".
Pour France-Soir, "ces douze dessins peuvent apparaître anodins, de
mauvais goût, insultants ou pertinents", mais leur publication "visait
précisément à tester les limites de la liberté d'expression au
Danemark."
Dans son éditorial, le journal précisait qu'"il n'y a dans les
dessins incriminés aucune intention raciste, aucune volonté de
dénigrement d'une communauté en tant que telle. Certains sont drôles,
d'autres moins, voilà tout. Et c'est pour le démontrer que nous avons
choisi de les publier."
France Soir dénoncait de même "l'intolérance" des "Frères musulmans,
Syrie, Jihad islamique, ministres de l'Intérieur des pays arabes,
Conférence islamique" qui somment les "citoyens de sociétés
démocratiques et laïques, de condamner une douzaine de caricatures
jugées offensantes pour l'islam". |
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| Réactions en France
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A Paris, les autorités religieuses et politiques ont réagi à la
publication des dessins satiriques représentants le prophète Mahomet,
publiés initialement en septembre 2005 par un quotidien danois et
diffusés mercredi par le quotidien France Soir.
- Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM),
Dalil Boubakeur, a qualifié de "vraie provocation" la
publication par France Soir des caricatures parues dans le journal
danois Jyllands-Posten, et considérées dans de nombreuses communautés
musulmanes comme attentatoires à l'image du prophète Mohamed.
- Le président de la Fédération nationale des musulmans de
France, Mohamed Bechari, a accusé France Soir de
vouloir "régler ses problèmes financiers sur le dos des musulmans".
- Ghaleb Bencheikh, présentateur de l'émission sur l'islam
du dimanche matin sur France 2 et président de la Conférence
mondiale des religions pour la paix, a lancé "une supplique au sens des
responsabilités".
"Nous sommes résolument et viscéralement attachés à la liberté
d'expression", a-t-il dit à l'AFP, "toutefois nous appelons, pour des
raisons éthiques, au respect fondamental de ce qui fonde les croyances
des uns et des autres, quels qu'ils soient".
"On aura toujours des opportunistes, des sermonnaires doctrinaires
qui sautent sur ce genre de comportements pour aggraver la situation", a
poursuivi M.Bencheikh soulignant qu'en France "les esprits commencent à
peine à s'apaiser après ce qui s'est passé à la mosquée de Clichy en
novembre".
- Le Mrap a exprimé mercredi sa "consternation" devant
une "inquiétante et piteuse provocation", après la publication de
caricatures du prophète Mahomet, tout en se disant "profondément attaché
à la liberté d'expression, ciment de toute démocratie".
Réactions politiques
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que "les
caricatures publiées ce jour dans France-Soir n'engagent que
la responsabilité du journal qui les a publiées".
"Le principe de liberté de la presse, que les autorités françaises
défendent partout dans le monde, ne saurait être remis en cause", a
précisé le porte-parole du ministère, Jean-Baptiste Mattéi, avant
d'ajouter: "Il doit s'exercer dans un esprit de tolérance et dans le
respect des croyances et des religions".
De son côté, le porte-parole du gouvernement
Jean-François Copé a déclaré à propos des caricatures que la France est
attachée "à la liberté d'expression" mais dans "le respect des croyances
de chacun". "Pour le reste, (la France) est un pays qui est attaché au
principe de laïcité et donc cette liberté doit s'exercer, dans un esprit
de tolérance et de respect des croyances de chacun", a dit M.Copé.
- Au Parti socialiste, la secrétaire nationale à la
Culture, Anne Hidalgo, a souligné jeudi que "la presse en France est à
la fois libre et responsable des choix de sa ligne éditoriale" et que
"personne n'est habilité à lui dicter sa ligne de conduite".
"En démocratie, c'est d'abord au sens critique du lecteur que l'on doit
s'en remettre, et aux responsables politiques de veiller à ce qu'il
s'exerce dans le respect de tous et avec la plus grande transparence",
ajoute la responsable socialiste. |
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| Réactions de la presse
en France |
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- Reporters sans frontières a lancé jeudi un "appel
au calme et à la raison" alors que "la polémique" suscitée par les
caricatures prend "une tournure inquiétante".
"Si nous comprenons que de nombreux musulmans aient été choqués par ces
publications - l'islam interdisant toute représentation humaine du
Prophète - rien ne saurait justifier des appels à la violence ni
quelques menaces que ce soit", écrit RSF.
- Le Monde a publié jeudi (édition datée vendredi) en
Une un dessin de Plantu baptisé "Islam: les caricatures de la discorde",
où d'innombrables lignes d'écritures "je ne dois pas dessiner Mahomet"
composent le portrait du prophète. Dans un éditorial intitulé
"Caricatures libres", le quotidien fait valoir qu'"une démocratie ne
saurait instaurer une police de l'opinion, sauf à fouler aux pieds les
droits de l'homme".
- Alors qu'il ne l'avait pas fait jusqu'ici, Libération
publie vendredi deux des dessins litigieux issus de la série du
quotidien danois. Le quotidien de Serge July consacre six pages à
l'affaire des caricatures de Mahomet et dans son éditorial, le rédacteur
en chef Pierre Haski explique pourquoi le journal n'avait pas publié ces
dessins avant.
- L'hebdomadaire satirique Charlie-hebdo publiera la
semaine prochaine les caricatures de Mahomet "par solidarité et par
principe", a indiqué jeudi le directeur de la publication, Philippe Val. |
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| Les caricatures
publiées un peu partout en Europe |
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Plusieurs journaux européens ont décidé
mercredi de publier à leur tour, au nom de la liberté de la presse, les
caricatures de Mahomet, qui valent déjà au journal danois
Jyllands-Posten les foudres du monde musulman.
En Espagne, le quotidien national ABC
(droite) et le quotidien catalan El Periodico (gauche)
ont reproduit les dessins satiriques.
El Periodico assortit la publication d'un commentaire: "Il est logique
que les caricatures irritent certains musulmans. Mais il n'est pas
logique que, au nom d'une lecture littérale et inhumaine du Coran, on
essaie d'éliminer aussi à l'étranger les critiques ou qu'on menace ceux
qui (...) exercent la satire".
En Italie, le quotidien à plus fort tirage d'Italie,
Il Corriere della Sera, a publié deux
dessins lundi, dont celui du Prophète accueillant des kamikazes au
paradis en déplorant une rupture de stock des jeunes vierges. Ils sont
assortis d'une longue chronique de Magdi Allam, éditorialiste musulman,
qui juge les caricatures "certainement discutables", mais n'en défend
pas moins la liberté d'expression. "Qu'attend l'Occident pour
intervenir? Adoptera-t-il la politique de l'autruche jusqu'à ce qu'un
autre Theo van Gogh
soit assassiné (Ndlr cinéaste néerlandais assassiné en novembre 2004 par
un islamiste maroco-néerlandais), à Copenhague ou à Oslo?",
demande-t-il.
En Suisse, le quotidien populaire Blick
a publié mardi deux des dessins incriminés et La Tribune
de Genève compte publier les caricatures dans son édition de jeudi,
afin, selon le rédacteur en chef du quotidien, "d'alimenter le débat en
montrant l'objet du délit". "Cette affaire est une illustration du choc
entre une culture très sécularisée comme la nôtre et une autre culture
où la religion est centrale", explique Dominique von Burg. "On peut
comprendre les sentiments des musulmans, mais nous sommes dans un Etat
pluraliste, on a le droit de faire ça".
Aux Pays-Bas, De Volkskrant
(progressiste), De Telegraaf (populaire), NRC
Handelsblad publient un ou plusieurs dessins ou la reproduction
de la page incriminée de Jyllands-Posten.
En Allemagne, le quotidien Die Welt
(conservateur) est le seul grand journal à reproduire en Une une des
caricatures danoises (Mahomet coiffé d'un turban en forme de bombe),
avec un article sur l'affaire. Quatre autres dessins sont publiés en
pages intérieures. Dans son éditorial, le journal écrit: "On prendrait
les protestations musulmanes plus au sérieux si elles étaient moins
hypocrites. Quand la télévision syrienne a diffusé en prime-time des
drames documentaires montrant des rabbins en cannibales, les imams se
sont tus", écrit Die Welt. |
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| Le Danemark inquiet
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Le Premier ministre danois Anders Fogh
Rasmussen a déploré la publication des dessins controversés. Il a
toutefois souligné qu'il "existe une liberté de presse au Danemark,
et que les médias sont libres et indépendants et décident seuls quelles
caricatures ils veulent publier". Il a estimé jeudi que les enjeux sont
désormais la liberté d'expression en Occident et les tabous de l'islam.
Il a demandé à tous les diplomates danois d'engager une grande campagne
d'explications et de "dissipation des malentendus" et a annoncé le
lancement d'une "offensive médiatique" en direction des populations des
pays musulmans.
Le journal Jyllands-Posten a présenté ses excuses, notamment en arabe
sur son site internet, pour avoir offensé les musulmans. Mais au nom de
la liberté d'expression, le journal ne s'excuse pas d'avoir publié les
dessins.
Copenhague fait l'objet d'une forte pression avec une campagne de
boycottage des produits danois dans la plupart des pays arabes et des
menaces contre la sécurité de ses concitoyens.
Premières conséquences du boycott danois
Conséquence concrète de la colère des pays musulmans, le groupe laitier
dano-suédois Arla Foods, première cible d'une campagne de boycottage des
produits danois dans les pays arabo-musulmans, a annoncé jeudi le
licenciement de 125 personnes dans une de ses laiteries. Une autre
laiterie s'apprêterait à mettre une quarantaine de personnes au chômage
technique en raison du boycott.
Les ventes d'Arla Foods sont arrêtées notamment dans les pays du Golfe,
mais aussi en Afrique du Nord. Lundi, l'entreprise avait été contrainte
de fermer provisoirement son site de production en Arabie saoudite. Les
ventes (lait en poudre, beurre, fromage...) vers les pays arabes
représentent 6 à 8% du chiffre d'affaires de l'entreprise.
Les pays scandinaves inquiets
Lundi, les pays scandinaves, Danemark en tête, ont pris des mesures pour
protéger leurs ressortissants au Moyen-Orient face aux protestations
grandissantes et aux menaces qui en découlent.
La Croix-Rouge danoise a retiré deux de ses employés à Gaza et un au
Yemen à la suite de menaces directes, selon l'organisation humanitaire.
La diplomatie danoise a appelé ses ressortissants à une vigilance
accrue, particulièrement en Algérie, en Egypte, en Jordanie, au Liban,
en Arabie saoudite, en Syrie et au Pakistan.
L'inquiétude s'est propagée aux pays scandinaves voisins: en Norvège, le
ministère des Affaires étrangères a demandé à deux employés du Secours
populaire travaillant dans les territoires palestiniens de rentrer. En
Suède, les Affaires étrangères ont appelé leurs ressortissants à ne
pas se rendre à Gaza et en Cisjordanie. |
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| L'hostilité des pays
arabes |
- Après la publication mercredi
des caricatures de la discorde, France Soir a été interdit jeudi en
Tunisie et au Maroc et n'a pas été
distribué en Algérie.
- A Gaza, deux groupes armés palestiniens
ont menacé jeudi de s'en prendre aux Français, Norvégiens et Danois dans
la bande de Gaza et en Cisjordanie, après la publication des caricatures
du prophète Mahomet. Les Comités de la résistance populaire et les
Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ont demandé "la fermeture des bureaux et
consulats en Palestine des trois pays concernés, sinon nous n'hésiterons
pas à les détruire".
Ils ont appellé "les ressortissants français à évacuer la bande de Gaza"
et ont menacé de "bombarder le siège de l'UE, les autres bureaux
européens et les églises" si les "provocations" contre l'islam se
poursuivent.
- A Copenhague, les imams d'un grand nombre
d'associations musulmanes danoises ont exigé des "excuses irréfutables"
du journal Jyllands-Posten, estimant les premières insuffisantes.
- En Iran, l'ambassadeur du Danemark à Téhéran,
Claus Nielsen, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, a
rapporté mardi la télévision d'Etat.
- En Algérie, le ministère des Affaires étrangères
a qualifié mardi d'"atteintes outrancières et inadmissibles portées à la
sainte figure du Prophète de l'Islam" les caricatures de Mahomet
publiées par des journaux danois et norvégien.
- En Irak, le Premier ministre Ibrahim al-Jaafari a
demandé mardi des excuses officielles au gouvernement danois et
des poursuites judiciaires contre le journal incriminé.
Un groupe armé irakien, Jaïch al-Moujahidine, a appelé lundi ses
partisans à frapper tout objectif appartenant au Danemark et à la
Norvège pour "venger l'offense" de la publication des caricatures.
- Au Moyen-Orient, les produits danois sont la cible
d'une campagne de boycottage des consommateurs, principalement en
Arabie saoudite et au Koweït. "Deux
vendeurs d'Arla Foods (groupe laitier), qui ne sont pas danois, ont été
molestés dimanche à la Mecque, en Arabie saoudite", a annoncé le groupe
danois qui a dû fermer provisoirement son site de production dans ce
pays.
- La Fédération des journalistes arabes, basée au
Caire, a annoncé le renforcement de sa campagne mondiale contre "la
propagation de la haine et de l'incitation contre l'islam et les
musulmans".
- Liban : le chef de la diplomatie libanaise Fawzi
Salloukh a dénoncé lundi la publication des caricatures. "On ne peut se
taire face à ces pratiques, notamment dans les circonstances
internationales actuelles qui nécessitent les efforts de tous pour
apaiser les tensions."
- La Libye a décidé dimanche de fermer sa
représentation diplomatique à Copenhague.
- La Syrie a rappelé son ambassadeur au Danemark. |
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