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Comme quoi les plus grands massacreurs de musulmans sont les musulmans eux-mêmes, ce que tout le monde sait, sauf ceux qui se plaisent à nier les évidence, et à penser que seuls les Américains (ou la "mondialisation", "le libéralisme", "le capitalisme étatsunien", ...sont responsables des haines intra musulmanes. Les Gauchistes ont été moins regardants quand il a s'agit d'utiliser la force américaine contre les Serbes... sans l' aval de l' ONU. La Yougoslavie et l' Afghanistan seraient toujours des foyers de tueurs, sans nos amis américains, et l' Europe serait aujourd'hui nazie ou communisée. Mais, dire merci à son sauveur (par trois fois en 80 ans), ou une fois encore, reconnaître que les Européens sont des nuls quand ils ne sont pas des criminels responsables de deux conflits mondiaux....c'est trop demander. Après l' Europe du 20 ème et sa folie "faite maison", l' Europe du 21 ème entend donner des leçons de bonne conduite au reste du monde On ne ne peut qu'espérer ces conseils émanant de militaristes convertis à la pleutrerie pacifiste envers l' islam (ou tout autre totalitarisme) ne seront écoutés de personne. |
| par Luke Baker et Sebastian Alison BAGDAD (Reuters) - Un nouvel attentat suicide a visé la communauté chiite irakienne, faisant une dizaine de morts et renforçant les craintes d'une guerre civile que tente d'attiser l'organisation Al Qaïda en Irak. Aux Nations unies, où il participe au sommet mondial, le président Djalal Talabani a réfuté cette thèse. "Il n'y a pas de guerre entre les Irakiens", a-t-il affirmé jeudi soir. "Nous avons des milliers de criminels qui sont venus de l'extérieur, combattant notre peuple et essayant de tuer des civils et des innocents." Mais les chiites ont de nouveau payé vendredi un lourd tribut à la violence. Un attentat suicide à la voiture piégée a frappé une mosquée chiite de Touz Khourmatou, à 160 kilomètres au nord de Bagdad, à la sortie de la grande prière hebdomadaire. La police irakienne avance un bilan de 11 morts et 21 blessés. Des témoins parlent d'une vingtaine de morts. De source médicale, on précise que plusieurs blessés ont été transférés dans un hôpital de Kirkouk en raison de la gravité de leur état. A Bagdad, deux ouvriers et un fonctionnaire du ministère des Transports ont été abattus par des hommes circulant en voiture près du quartier chiite de Sadr-City, où un imam travaillant pour le dirigeant chiite radical Moktada Sadr a été assassiné. Une voiture piégée a par ailleurs été fatale à trois policiers à Hassoua, au sud de la capitale irakienne, tandis que quatre soldats irakiens périssaient dans l'explosion d'une mine. ZARKAOUI EN GUERRE CONTRE LES CHIITES Depuis mercredi, les attaques et attentats, attribués ou revendiqués pour un grand nombre d'entre eux par la branche irakienne d'Al Qaïda, ont fait, selon un décompte minimal, plus de 220 morts, des civils vivant dans des zones chiites ou des membres des forces irakiennes de sécurité. Les attentats coordonnés commis mercredi à Bagdad ont été les plus meurtriers qu'ait subis la capitale irakienne depuis l'intervention américaine de mars 2003. Et une centaine des 150 morts recensés ce jour-là ont péri dans l'explosion d'une voiture piégée contre des ouvriers journaliers rassemblés dans un quartier chiite. Cette campagne a été accompagnée par une déclaration de guerre formelle lancée par le chef d'Al Qaïda en Irak, Abou Moussab Zarkaoui, aux chiites. Dans un enregistrement mis en ligne mercredi soir sur un site internet, ce sunnite d'origine jordanienne explique que cette déclaration est une réponse à l'offensive irako-américaine contre les poches d'insurgés dans la ville de Tal Afar, dans le nord de l'Irak. Il y dénonce une "guerre de nettoyage ethnique contre les sunnites" et les collusions entre les "croisés" et leurs "laquais chiites". Ce risque de guerre civile, les nouveaux dirigeants irakiens s'efforcent de l'écarter. A la voix du Kurde Talabani est venue s'ajouter celle du grand ayatollah Ali Sistani, chef spirituel de la communauté chiite, qui a affirmé que ses coreligionnaires ne se laisseraient pas aspirer dans un tel conflit. A Bagdad, les responsables politiques espèrent que le projet de constitution, qui doit être soumis le mois prochain à référendum, contribuera à ressouder la nation irakienne et à isoler l'insurrection. 1.500 INSURGÉS NEUTRALISÉS ? Sous le régime de Saddam Hussein, et pendant des décennies avant lui, les sunnites, qui représentent 20% de la population irakienne, ont dominé l'Irak. Depuis l'invasion militaire américaine, ils ne pèsent plus qu'à la marge sur une scène politique dominée par la majorité chiite (60%) et les Kurdes. Les Etats-Unis estiment, comme Talabani, que l'opposition n'est pas entre sunnites d'une part, chiites et Kurdes de l'autre, mais que la violence trouve son origine dans la présence "de terroristes et de combattants étrangers" qu'ils entendent éliminer. Ces derniers jours, entre l'offensive lancée à Tal Afar et d'autres opérations, notamment à Mossoul et à Routba, près de la frontière syrienne, l'armée américaine en Irak affirme avoir tué ou arrêté plus de 1.500 insurgés. "Il semble que l'idée perdure selon laquelle lorsque nous attaquons une ville, les insurgés s'enfuient et vont ailleurs, et je dois vous le dire, ce n'est pas ce qui se produit", précisait jeudi le général Rick Lynch. Affirmation dont la démonstration des capacités opérationnelles des insurgés semble devoir atténuer la portée.
JORDANIE Le chef d'al-Qaida en Irak a
grandi dans une ville pauvre, non loin d'Amman Zarqa (Jordanie) : de notre envoyée spéciale
Delphine Minoui
En face de cette petite maison vétuste à deux étages, coincée dans une rue poussiéreuse, des gamins jouent au ballon. Rien ne laisse suggérer qu'un cerveau du terrorisme ait pu grandir ici. Comme de nombreux jeunes au chômage de Zarqa, ville pauvre située à 25 kilomètres de la capitale jordanienne, Abou Moussab al-Zarqaoui – de son vrai nom Fadel Nazzal al-Khaleyleh – aurait pu devenir criminel, trafiquant de voitures ou dealer de drogue. De lui, les habitants du quartier ne savent pas grand-chose. «C'est quelqu'un que je ne connais pas, ni de près ni de loin. Je n'ai aucun commentaire à faire sur lui», confie un épicier qui se fait appeler Abu Ashraf.
Invisible, l'homme n'a, en tout cas, jamais autant bénéficié d'une telle aura. «Il y a trois ans, personne ne le prenait au sérieux. Mais aujourd'hui, il est un héros pour tous ceux qui vivent l'occupation américaine comme une atteinte à la dignité du peuple arabo-musulman en général», analyse le journaliste jordanien Abdullah Abou Rumman.
A Zarqa, c'est à coup de pierres et de crachats que les enfants de la famille de Zarqaoui reçoivent les visiteurs étrangers qui viennent s'enquérir de son devenir. Saleh al-Hami, son beau-frère, kéfieh rouge sur la tête et djellaba blanche, refuse de commenter les dernières déclarations d'Abou Moussab. En revanche, il est plus bavard quand il s'agit d'évoquer «l'ennemi américain». «Tant que les occupants ne se retireront pas d'Irak, les actes de la résistance seront justifiés», lâche-t-il, dans un élan de rage. A douze ans, Moussa Mohammad, un jeune voisin, n'a pas peur d'afficher son admiration pour Zarqaoui. «Il est fort et il m'impressionne. C'est bien qu'il aille tuer les Américains, car ce sont des juifs. Mon père dit toujours que Dieu le bénisse», dit-il. «Regardez tous ces enfants qui sont prêts à aller se battre.» «Moi même je prépare mes trois fils au djihad pour aller affronter les Américains en Irak et en Afghanistan», insiste Saleh al-Hami, devant une pagaille de bambins, venus l'encercler. «Vous savez, ajoute-t-il, il y a des milliers de Zarqaoui en Irak. Chaque famille touchée dans son honneur par les forces d'occupation va faire la même chose que lui.»
http://www.lefigaro.fr/international/20050917.FIG0144.html?001752
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28/05/08
28/05/08
©opyright (très relatif), mais comme certains nous copient sans nous citer ...