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Le Gouvernement français "découvre l' eau chaude" : il faut s'attaquer à l' islamisme en France. Bravo! Encore un petit effort pour découvrir que les islamistes ne sont que des musulmans qui ne suivent que trop précisément le Coran. Il va être plus difficile de demander aux musulmans  de repenser leur religion en profondeur pour l' adapter aux valeurs occidentales où il sont venus s'installer en toute liberté avec l' accord bien aveugle des gouvernements depuis 40 ans. Nous n'osons pas imaginer que si ce travail à faire par les musulmans n' était pas réalisé, alors ce serait  à l' Occident de s'adapter à l' islam. Le rêve de la Confrérie de l' Apocalypse de Ben Laden et de tous les religieux wahabites.

L' approche répressive de l' islam le plus "pur" est évidemment indispensable, mais un réflexion de l' Occident sur ses valeurs, et sur celle de l' islam en profondeur (Pas à travers les commentaires de Ternisien du Monde, et autres zélotes...) est tout aussi fondamentale. Lire le Coran chez les mécréants serait un bon début, et une lecture comparée de ce Texte avec Mein Kampf (comme nous l' avons fait) serait des plus fructueuses.

Aider aussi l' émergence de penseurs nouveaux de l'islam est d'une importance capitale.

 

Sarkozy va s'attaquer aux imams radicaux

De retour de Bruxelles, le ministre de l'Intérieur s'est confié sur le terrorisme.

Par Patricia TOURANCHEAU

vendredi 15 juillet 2005 (Liberation - 06:00)
 

Intensifier les expulsions de prédicateurs, accélérer la formation d'imams à la française, revoir «la question de l'intégration», garder les films de vidéosurveillance, généraliser en Europe la conservation des données téléphoniques. Nicolas Sarkozy compte donner un tour de vis après les attentats en série à Londres (lire page 5). «Je suis obligé de constater qu'après New York, il y a eu Madrid, après l'Espagne, il y a eu Londres, je ne sais pas qui est le suivant sur la liste mais même si le risque zéro n'existe pas, il est de mon devoir d'agir avant que les assassins n'agissent», a-t-il dit, tendu, à Bruxelles en marge de la réunion des 50 ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'Union européenne, qui s'est tenue avant-hier.

Prôner. Au vu du profil et de l'âge des kamikazes supposés de Londres, «des terroristes extrêmement jeunes», et de «l'hyperradicalisation de jeunes jihadistes aujourd'hui» tels les candidats pour l'Irak du XIXe arrondissement de Paris, le ministre de l'Intérieur se fixe un objectif : s'attaquer «aux directeurs de conscience» qui les endoctrinent avec des «prêches radicaux». «Où sont-ils recrutés si ce n'est dans certaines de nos mosquées et de nos prisons ?» Il entend accentuer «la surveillance des lieux de prière» musulmans, qui sont déjà suivis par les Renseignements généraux, mais aussi celle «des établissements pénitentiaires», sans «ignorer la liberté des cultes et les droits de l'homme». Il n'hésite pas à prôner «l'intolérance vis-à-vis d'imams radicaux qui influent sur des esprits faibles... Les imams et prédicateurs qui tiennent des propos outranciers et contraires aux lois seront expulsés car ces prêches peuvent avoir des conséquences sur de jeunes écervelés», a-t-il prévenu.

Le ministre de l'Intérieur va donc dégainer plus souvent son arme administrative qui lui permet d'expulser les fondamentalistes qui font du prosélytisme pour «actes de provocation explicite et délibérée à la haine et à la violence». Le tribunal administratif de Lyon lui a donné raison mercredi sur les arrêtés d'expulsion qu'il avait pris le 8 janvier et le 26 février 2004 contre deux imams de Vénissieux (Rhône), Chellali Benchellali et Abdelkader Bouziane. Onze islamistes radicaux dont un imam ont été ainsi renvoyés depuis le 1er janvier 2005, «une cinquantaine» en trois ans, soit sur la base d'une telle procédure administrative, soit à la suite d'une décision judiciaire «d'interdiction du territoire français». Après les coups de bâton, la pommade pour les «bons» adeptes. Nicolas Sarkozy dit ne vouloir «en aucun cas d'amalgame avec les millions de musulmans» européens. Et de vanter les mérites du Conseil français du culte musulman (CFCM) qu'il a institué «pour intégrer cette religion», essayer de former les chefs religieux ici. «Pour un islam en France et non pas un islam de France, insiste-t-il. La réponse en Europe ne doit pas être que répressive et judiciaire, mais c'est aussi une question d'intégration.»

Pas à l'abri. Sarkozy pousse néanmoins ses policiers antiterroristes ­ de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et de la Division nationale antiterroriste (DNAT) ­ à se servir à fond de la seconde arme, typiquement française et judiciaire celle-ci : l'incrimination pénale d'«association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Celle ci permet d'arrêter des activistes suspectés et leurs proches, et cela avant toute tentative d'action. Il comptabilise 322 interpellés en trois ans pour ce chef de mise en examen, dont 91 ont été écroués. Pour démontrer que la France n'est pas à l'abri d'un attentat, ni du risque de kamikaze, il cite plusieurs cas d'équipes arrêtées à La Courneuve-Romainville en décembre 2003 ou à Montpellier en juin 2005, en possession «de systèmes télécommandés et du modus operandi pour constituer des explosifs avec des produits en vente libre». Il s'inquiète dans l'avion qui le transporte à Bruxelles : «Nous savons que six jeunes Français sont morts en Irak, dont deux dans des opérations-suicides, nous a-t-il dit; on a longtemps cru que l'équipe de Romainville préparait un attentat contre l'ambassade de Russie. On a su par les interrogatoires qu'ils envisageaient de s'attaquer à la tour Eiffel, à des commissariats ou à un magasin de prêt-à-porter.» En l'occurrence, la boutique Naf-Naf.

Le ministre de l'Intérieur français ne change pas. Au risque de provoquer un nouvel incident diplomatique avec Londres, il se permet au passage de donner une leçon aux Britanniques qui n'auraient pas complètement démantelé le 30 mars 2004 un réseau de terroristes d'origine pakistanaise en possession de 500 kg d'engrais chimique, laissant s'échapper cinq suspects dont l'un serait Mohammed Kahn devenu kamikaze à Londres (Libération d'hier). Ce prétendu «loupé» le conforte dans sa propension à appliquer à outrance «le principe de précaution». «Dans le doute, on les cherche et on les arrête», assène-t-il en aparté. Ses services de renseignement doivent «réfléchir» à la question du «bon moment de l'intervention» policière. «On ne peut pas agir de façon trop préventive, car on risque de ne pas avoir tout le monde, mais si on agit trop tard, on prend une responsabilité vis-à-vis des victimes potentielles», a-t-il ainsi déclaré à Bruxelles.

Enquête. Avec ses homologues britannique, suédois et irlandais, le ministre de l'Intérieur français fait pression pour que les 25 pays d'Europe décident en octobre de conserver durant une année entière, à l'instar de l'Hexagone, les données téléphoniques et Internet, via leurs opérateurs. Il ne s'agit pas d'écouter les communications mais de garder les «facdet» (facturations détaillées) «pour savoir qui téléphone à qui, quand et où». Il souligne en aparté que «la téléphonie a permis d'élucider l'assassinat du préfet Erignac en Corse en 1998 et de démanteler des équipes d'islamistes extrémistes, de repérer ceux qui appellent en Afghanistan ou en Irak, par exemple». Enfin, Sarkozy a été tellement «frappé» par l'avancée de l'enquête britannique grâce aux photos et à la vidéosurveillance qu'il se prend à rêver d'installer plus de caméras dans les lieux et transports publics en France, voire de conserver les bandes un certain temps. Il a déjà renforcé les contrôles aux frontières de l'Hexagone, selon «une clause des accords de Schengen». A l'aune de «l'émergence effrayante de jeunes kamikazes nés en Europe», Nicolas Sarkozy en profite pour durcir l'Etat policier.

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=311306

 

 

 

 

 

 

28/05/08

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