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Naturellement, nous n' irons pas jusqu' à affirmer des musulmans sont visés par tout ou partie de l' article ci-dessous, mais nous n' oserions pas non plus éliminer cette hypothèse.
Si quelqu'un peut nous sortir de cette angoisse en nous précisant de façon indubitable quels étaient les noms des protagonistes et au besoin, si il s'agit d'un phénomène de bande structurée, quel est l' élément structurant la bande. etc, nous serions ravis de pouvoir éclairer le lecteur.

Comme le Monde, assisté par les pudeurs de la législation française refuse d' aborder les problèmes religieux ou ethniques,  au motif de l"' égalité de tous les citoyens français", la "non communautarisation des problèmes", "la laïcité de l' Etat", ..... nous resterons donc dans le doute. Cette méthode consiste surtout à éviter d' identifier les problèmes, et de les traiter efficacement, ce qui alimente en retour tous les fantasmes dont se nourrissent extrême gauche et extrême droite. Joli résultat.

 Il n'est cependant pas acquis que si il s' était agit de Raeliens ou d'une petite secte, ou d'une communauté marginale, une telle discrétion serait valable.

 Quoi qu'il en soit, l' électeur français étant un être mineur, il convient de lui cacher certaines statistiques, certaines vérités, .... Avec les résultats qu'on sait.

 En Angleterre ou aux Etats - Unis, si des citoyens appartenant à un groupe ethnique, religieux, .... trouble l'ordre public ou est victime de discrimination, la chose est révélée, étudiée et traitée. Il est absurde de vouloir aider les "minorités" quand elles ont des difficultés, mais pas de les remettre au pas quand elles en causent. Si il est possible d' effectuer une sélection positive, il doit aussi être possible de le faire dans l' autre sens.

Le lecteur, lui se fera une opinion.....

 

 

 

Le prévenu s'excite, sort une lame de rasoir devant l'escorte tétanisée..."
LE MONDE | 28.10.03 | 13h41
Des magistrats racontent les bagarres, les intimidations et les insultes qui perturbent leur travail au quotidien.
  • Isabelle Pulver, vice-présidente au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

    "Un magistrat victime d'une agression, ou qui ne tient pas son audience, ne vous le dira pas. Cette question est taboue. Pourtant, ici, la violence est latente, permanente. Dans les affaires de délinquance urbaine en bandes, vous avez les équipes de supporters, vingt à trente personnes de chaque camp, qui viennent à l'audience : là, la tension est palpable. Il faut se mettre au diapason du fait que la cité arrive à l'audience.

    J'ai eu à juger une affaire de jeunes filles tabassées parce qu'elles avaient des fréquentations qui ne plaisaient pas aux "grands frères". Les deux victimes se sont présentées au commissariat en ayant peur. Elles sont arrivées au tribunal en me disant qu'elles voulaient retirer leur plainte. Derrière elles, la salle était remplie par le comité de soutien des agresseurs. Partout ailleurs en France, j'aurais fait évacuer la salle et j'aurais convaincu les jeunes filles de maintenir leur plainte afin que l'affaire soit jugée. Là, j'ai senti que je déclencherais un mouvement d'une extrême violence, une émeute. Le remède peut être pire que le mal.

    Dans une autre affaire, un collègue a dû affronter une bagarre générale. L'escorte a évacué la salle, mais la castagne s'est poursuivie devant le tribunal : on n'a fait que déplacer la violence. Il m'est arrivé de demander que la victime et sa famille soient raccompagnées à leur voiture : bien m'en a pris, le véhicule était en morceaux sur le parking. Un soir, une audience correctionnelle a tellement dégénéré que le tribunal n'a eu que le temps de s'enfermer à triple tour dans la salle des délibérés."

  • Bruno Thouzellier, juge à Créteil (Val-de-Marne).

    "Il y a un an, je représentais le parquet dans une audience de juge des libertés et de la détention. La personne qui se présentait était détenue pour des faits de viol avec séquestration et de violence. Le détenu était surexcité. Il venait pour une prolongation de détention. Je l'ai regardé. Il a considéré que ce regard était agressif, et a commencé à me menacer. Il m'a lancé des insultes ("pédé", "je te retrouverai", etc.). Puis il a essayé de passer par-dessus le box pour me taper dessus. Dans un premier temps, les deux policiers du dépôt n'ont pas réussi à le maîtriser. L'un a été blessé à l'épaule. Il a fallu l'aide de gendarmes mobiles. J'ai porté plainte. La personne a pris six mois ferme pour ces faits."

  • Luc Barbier, juge à Evry (Essonne).

    "Avant d'être juge à Evry, j'étais substitut à Rennes, ou je n'ai jamais assisté à des comportements de violence - les choses n'allaient pas au-delà de l'insolence - et où il y avait toujours une présence policière aux audiences. A Evry, je suis stupéfait de constater que la présence policière est inversement proportionnelle à la violence. Les audiences sont des Cocottes-Minute. Quand on prononce une décision, il n'est pas rare de se faire traiter de "bouffon de procureur", d'"enculé de juge", ou de se voir adresser le "sourire kabyle" -la main qui passe sous le cou en mimant l'égorgement-.

    Nous sommes obligés de suspendre l'audience, de nous retirer pour délibérer, et d'ordonner le huis clos. Les bruits couvrent les débats. Faute de policiers, il ne nous reste qu'à hurler pour expulser les fans-clubs. Un collègue s'est entendu répondre : "T'as qu'à venir me chercher !" Les prévenus eux-mêmes demandent parfois qu'on fasse évacuer la salle. Certains nous ont remerciés parce que, sinon, ils allaient "manger chaud". Quand on prend ces audiences, il est hors de question de rentrer en RER. Le vendredi soir, où passent les dossiers de violence grave, on sort ensemble, avec les collègues."

  • Une juge d'un tribunal de l'ouest de la France.

    "Le palais de justice a été rénové et conçu avec la préoccupation de la sécurité : société privée de sécurité, caméras... Les bureaux des magistrats sont regroupés sur un étage supérieur avec des zones sécurisées pour l'instruction, les juges de l'application des peines et les juges des enfants, grâce à des couloirs accessibles avec un badge. Mais le système est tellement lourd que les portes à badge ont été désactivées (un juge d'instruction qui avait activé son alarme est resté bloqué dans le couloir avec son agresseur). Il y a deux ans, une réception a été donnée pour le départ d'un magistrat, dans la salle des pas perdus. Pendant les discours, une juge des enfants s'est fait agresser dans son bureau par une mère armée d'un couteau, mécontente qu'on ne lui ait pas rendu son enfant. La juge a actionné l'alarme et a dû attendre dix minutes l'arrivée des vigiles, qui cherchaient son bureau. L'alarme signale au poste de sécurité le service, mais pas le bureau où le problème a lieu. Notre collègue a parlementé avec la mère, qui a pu être arrêtée sans être passée à l'acte."

  • Un conseiller d'une cour d'appel du nord de la France.

    "En chambre des appels correctionnels, un prévenu détenu, poursuivi pour proxénétisme aggravé, récidiviste, se montre agressif et récuse son énième conseil. Le président refuse de renvoyer l'affaire, dans laquelle le jugement correctionnel remonte à dix mois. Le détenu s'excite, sort une lame de rasoir devant l'escorte tétanisée. Il menace de se trancher la gorge si le renvoi n'est pas accordé. Il se trouve à un mètre du public, deux mètres de l'huissier, du greffier et des magistrats. Le président suspend l'audience. Il faudra un bon quart d'heure de négociation et l'assurance d'un renvoi pour que le prévenu accepte de rendre sa lame."

    Propos recueillis par Nathalie Guibert

  •  ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.10.03

     

     

     

     

     

     

     

     

    28/05/08

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