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Quelques extraits
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Que contient le Livre saint ? Une annonce prophétique du jugement imminent des hommes par Dieu ; l'affirmation incessante de la puissance absolue de la transcendance ; l'annonce du châtiment des impies. Puis on passe des invectives eschatologiques au minutieux énoncé des normes matrimoniales, des interdits alimentaires, du rite des oraisons. La vindicte envers les non-musulmans est fortement inscrite dans le Coran (5:41), ce qui rend difficile d'y voir, comme le fait André Chouraqui, « un message d'amour universel‘ ». Si l'on s'essaie à faire de la religion comparée, il faut bien constater, au risque de scandaliser, que le Coran se situe très « en dessous » des autres grands textes religieux de l'humanité : les Évangiles, Jérémie, Isaïe, le Bhagavadgîta, ou même L'Iliade ! Le Coran, par rapport à ces monuments, est un livre archaïque que l'on peut rapprocher des textes les plus archaïques et les plus ennuyeux de la Bible, par exemple du Lévitique. C'est peut-être pour nous cacher cette évidence que certains orientalistes répugnaient à le traduire.
1. Préface de sa traduction par ailleurs talentueuse du Coran : Le Coran – L'Appel, traduit et présenté par A. Chouraqui, Robert Laffont, 1991.
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En cela, ils diffèrent des Japonais, qui formaient pourtant, il y a un siècle et demi, une société, à l'époque, tout aussi archaïque que la leur. Cette difficulté à dominer le travail s'étend même à l'aménagement du territoire. On nous présente toujours le Bangladesh musulman comme étant effroyablement désavantagé par le sort. Les Bengalis habitent en effet le vaste estuaire de deux grands fleuves, le Gange et le Brahmapoutre, exposé aux tempêtes et aux inondations. Mais il existe de par le monde un autre pays, pareillement affligé des mêmes inconvénients, aggravés par le fait qu'il s'agit d'un pays froid : les Pays-Bas, vaste estuaire de deux grands fleuves, le Rhin et la Meuse, exposé également aux inondations et aux tempêtes. Et pourtant, personne ne songe un instant à plaindre les Néerlandais ; à force de travail et de savoir-faire, ils ont transformé leur marais en l'une des régions les plus prospères de la planète. Imaginons que, par un coup de baguette magique, les musulmans du Bengale y soient remplacés par les Néerlandais : et voilà que surgissent les polders et les canaux, les digues et les moulins à vent !
79 entre l'homme et la femme, nous sommes obligés de constater que la seule civilisation qui n'ait pas complètement tenu la femme à l'écart de la vie publique est l'occidentale, C'est certainement l'un des facteurs de sa modernité. C'est aussi, selon Lewis Mumford (La Cité à travers l'Histoire, Le Seuil), la raison principale de l'indiscutable supériorité de la ville médiévale sur la ville antique : sans la différence des sexes, la dynamique sociale est moins forte. Les pôles masculin et féminin sont indispensables pour mettre le corps social sous « haute tension ». On peut imaginer à quel point serait désavantagée une société qui persisterait à se priver du savoir-faire des femmes dans le domaine public. Tel est bien le cas de la société islamique. L'islam a poussé l'enfermement de la femme plus loin qu’aucune autre civilisation. Dans un sermon prononcé près de La Mec-que au printemps 632, Mahomet compare les femmes à des prisonnières, anouanim, pluriel de aniya. Certes, il recommande de bien les traiter, comme on doit bien traiter, si l’on respecte les lois de la guerre, les prisonniers de guerre. La femme musulmane est donc « prisonnière de guerre », l'expression étant attribuée au Prophète par ses biographes.
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28/05/08
©opyright (très relatif), mais comme certains nous copient sans nous citer ...