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En lisant l’article publie par Le Monde
Mardi 14 Juin, je n’ai pu me retenir: ce que raconte Florence Aubenas confirme bien que les musulmans traitent leurs prisonniers plus cruellement que les américains ne traitent les terroristes a Guatanamo ou Abou Ghraib. Et tout le monde s’en fout. Les citations qui suivent sont extraites d’un article du Monde intitulé « Florence Aubenas raconte ses conditions de détention » et paru sur LEMONDE.FR | 14.06.05 | 18h02. Florence Aubenas a été enfermée « 5 mois les yeux bandés et les mains liées, même pour manger, dans "une cave sans lumière de quatre mètres de long et de deux mètres de large. Ses mouvements se résumaient à 24 pas par jour, soit deux aller-retour aux toilettes. Elle a également indiqué avoir été battue pour avoir trop bougé sur son matelas ». Malade et affamée, elle a « été battue par ses geôliers avec un autre otage pour avoir parlé avec lui. » au lieu d’être soignée. Rebaptisée de force Leïla, « Florence Aubenas portait le numéro de code numéro 6. Ses échanges avec ses gardiens étaient donc ramenés à leur plus simple expression : "Numéro 6. Toilettes". Florence Aubenas avait seulement le droit de répondre à ses gardiens ». Je parle aussi a mon chien comme ça. On pourra dire ce qu’on veut sur Florence Aubenas et le fait qu’elle savait pertinemment les risques qu’elle encourait en Irak, mais que les barbus arrêtent de nous prendre la tête avec leurs conneries de Coran maltraité dans les prisons américaines et les conditions de détention a Guantanamo. Je doute très fortement qu’on ait donné une Bible a Florence… Des coups et des humiliations ça oui, on lui en a donné. Mais pour un traitement humain, on repassera. Avant de s’occuper des pleurnicheries des terroristes, les organisations internationales comme Amnesty International (qui ose comparer la prison de Guantanamo a un « goulag moderne » mais se garde bien de commenter sur la petite cave ou Florence Aubenas a été détenue) feraient bien de s’occuper de protéger les innocents et faire en sorte que les terroristes appliquent aux autres le traitement qu’ils voudraient qu’on leur applique a eux. Ou peut-être devrait-on leur appliquer le traitement qu’ils appliquent aux autres : ce serait plus charitable. Voici l’article intégral du Monde : Florence Aubenas raconte ses conditions de détention LEMONDE.FR | 14.06.05 | 18h02 Lors d'une conférence de presse très attendue, la journaliste française Florence Aubenas, a détaillé mardi 14 juin ses conditions de détention, son quotidien mais aussi les liens entretenus avec ses gardiens. Parfois émue, fatiguée, la journaliste ne s'est jamais au cours de la conférence départie de cet humour que l'on a pu découvrir dès sa sortie de l'avion à Villacoublay, dimanche 12 juin. "J'ai été enfermée dans une cave pendant 5 mois", a-t-elle prévenu. "Alors je vais vous parler de la cave, mais pas d'autre chose". "Une vie dans un cave, c'est long à vivre, mais c'est rapide à raconter." Pourtant, la journaliste a parlé et répondu aux questions des nombreux journalistes venus l'écouter, pendant plus d'une heure et demie. 24 pas et 80 mots par jour. Enfermée pendant 157 jours dans une cave minuscule et sans lumière, la journaliste a détaillé les conditions de sa détention qu'elle avait qualifiées de "sévères" en arrivant en France. Elle a notamment assuré "avoir été battue" par ses geôliers avec un autre otage pour avoir parlé avec lui. Elle a indiqué avoir été détenue les yeux bandés et les mains liées, même pour manger, dans "une cave sans lumière de quatre mètres de long et de deux mètres de large". Ses mouvements se résumaient à 24 pas par jour, soit deux aller-retour aux toilettes. Elle a également indiqué avoir été battue pour avoir trop bougé sur son matelas."Tous les jours j'avais faim ou j'étais malade", a-t-elle déclaré, sans quitter son sourire. Rebaptisée Leïla, Florence Aubenas portait le numéro de code numéro 6. Ses échanges avec ses gardiens étaient donc ramenés à leur plus simple expression : "Numéro 6. Toilettes". Florence Aubenas avait seulement le droit de répondre à ses gardiens soit environ "80 mots par jour". Elle a aussi expliqué qu'elle avait été longtemps détenue, sans le savoir, juste à côté de son guide. "C'était il y a dix jours maintenant, les otages numéro 5 et numéro 6 ont été appelés ensemble en dehors de la cave et j'ai reconnu Hussein dans l'homme qui était silencieux dans la même cave que moi depuis 5 mois", a raconté Florence Aubenas. Elle a en outre déclaré n'avoir pas entendu parler d'une demande éventuelle de rançon pour sa libération. "Moi, on ne m'a jamais parlé d'argent", a-t-elle affirmé. L'appel à Didier Julia. Florence Aubenas a détaillé le rituel qui l'a amenée plusieurs fois à enregistrer des cassettes vidéo, avec un homme surnommé "the boss". Si un seul enregistrement a été rendu public en France, plusieurs autres casettes ont été tournées et envoyées à l'ambassade ou aux autorités françaises, a expliqué la journaliste. Ce n'est qu'après plusieurs "essais" que le chef des geôliers a apparemment pris la décision de faire appel à Didier Julia. "Ça ne marchait pas comme il le voulait", a expliqué Florence Aubenas. Le chef des geôliers a alors expliqué à Florence Aubenas que le député français "avait été humilié" lors de la précédente prise en otage de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, et qu'il souhaiterait "prendre sa revanche" en obtenant la libération de la journaliste. Le chef des ravisseur a précisé à Florence Aubenas : "Je connais M. Julia, j'ai entendu parler de lui par des amis". "Il a été satisfait de la médiatisation permise par cette casette", a poursuivi la journaliste. Il lui a alors déclaré : "Vous sortez dans une semaine". Mais cette libération a ensuite été reportée de semaine en semaine. "Je n'y retournerai pas tout de suite". Florence Aubenas a déclaré qu'elle ne retournerait pas "tout de suite" en Irak, sans vouloir donner de consignes à ses confrères mais en affirmant qu'il fallait "étudier de très près dans quelles conditions on y va". Interrogée par un journaliste, elle a répondu : "Si on me donne un ordre de mission aujourd'hui, je ne crois pas", a-t-elle plaisanté, ajoutant "peut être dans dix ans". "Je n'y retournerai pas de suite non. Plus tard je n'en sais rien, peut-être. Je n'ai pas envie de donner une réponse définitive". |
28/05/08
©opyright (très relatif), mais comme certains nous copient sans nous citer ...