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J’aimerais, dans la contribution suivante, faire part de mes sentiments et  de mon expérience d’individu ayant vécu 38 ans dans une société musulmane.  Je suis né et j’ai grandi en Algérie. J’ai étudié à l’école algérienne entre  1964 et 1983. Avant 38 ans, je n’ai quitté l’Algérie qu’à 3 reprises, à  l’age adulte, pour un bref séjour (20 à 25 jours) à Paris, en visite chez de  la famille. Cependant, je n’ai jamais eu le sentiment d’appartenir à une  communauté musulmane. En réalité, les 18 premières années de ma vie se sont  passées dans un environnement qui s’apparente fortement à un environnement  laïc. Jusqu’à présent, en Kabylie, la famille, l’école, la société ne sont  pas quadrillées, ni régentées par la pensée religieuse. L’islam, en tant que  système sociopolitique, n’y fonctionne pas.

Je dirais plutôt qu’il  fonctionne « à blanc ». Il n’a de pouvoir ni sur l’individu, ni globalement  sur la société. Il est vécu « du bout de l’esprit », comme pour acheter la  paix …j’ai l’impression que le peuple kabyle, dans un réflexe collectif  d’autodéfense, pour une raison de sécurité, délègue tacitement quelques  personnes, la plupart des personnes âgées sans pouvoir religieux sur les   plus jeunes, pour pratiquer l’islam dans un à- euprisme  sidérant; et donner  ainsi l’impression d’avoir abdiqué.

Par crainte de représailles collectives,  le peuple kabyle exhibe par-ci par-là des signes d’islamité bien visibles de  l’extérieur : mosquées vides, sacrifice du mouton sans bigoterie, ramadan  approximatif, introduction d’un certain nombre de termes religieux dans la  langue kabyle comme inchallah, hamdoullah… La pratique des rites est  approximative, dans une langue arabe approximative comme pour satisfaire  uniquement un deal passé il y très longtemps; un deal dont la mémoire  collective n’a plus aucun souvenir. Sinon, la plupart des jeunes et des  moins jeunes se sentent comme un devoir d’irrespect envers l’islam et le  coran. Le coran est appelé « aquran », littéralement en kabyle « le dur, le  rigide » ou « aqerru aquran » qui veut dire « la tête dure ou le têtu ». La   raillerie et la blague sont très courantes en public : déformation des ayat  (déjà tordues!), introduction de mots vulgaires dans le coran, grossièretés  dans les propos vis à vis de l’islam etc.

Les jeunes sont incorrigibles tant  leur imagination est fertile. Quand on leur en fait le reproche, ils  répondent « n’est ce pas que ça rime bien? C’est du même style! ». La  liberté de ton et d’expression en parlant de religion est presque un sport  national kabyle. C’est au plus ingénu d’inventer des expressions nouvelles  et des paraboles pour qualifier l’islam. Cette irrévérence irrite parfois   les personnes âgées et les familles d’origine maraboutique, mais cela ne va  jamais  jusqu’à la stigmatisation ou à la violence. Parfois, quand les  blasphèmes se disent à voix un peu haute, on surprend les vieillards jeter  des regards furtifs à gauche et à droite pour s’assurer que les jeunes  contrevenants n’ont pas été entendus par une oreille géante qui irait vendre  la mèche.

Encore enfants, nous soupçonnions les vieillards de savoir des  choses qu’ils nous cachaient. J’ai appris plus tard que cette oreille n’est  pas celle d’Allah, mais celle d’un monstre encore plus hideux : le vainqueur  d’il y a un millénaire et demi. Ces dernières années, des kabyles plus ou moins islamistes, arabisants,  enfants d’immigrés ayant grandi à Alger, sont revenus massivement en  Kabylie, fuyant la répression du régime. Ne connaissant pas la société  kabyle, ils sont déçus par le manque d’empressement des gens à servir la religion d’Allah. Se croyant néanmoins résolument chez eux, ils tentent «  d’éduquer » les kabyles et de leur enseigner la « bonne » pratique de « leur  » religion. Ils ne rencontrent cependant que moquerie et rabroues.  

Dans un  environnement social pareil, toute une foultitude d’opinions diverses se  côtoient et s’expriment. Il n’est pas étonnant que c’est en Kabylie qu’on  trouve la plus grande concentration d’athées, de communistes, de démocrates,  de libéraux, « d’occidentalisés », de libres penseurs, de socialistes, de  syndicalistes, d’agnostiques, de poètes, de francophones, de militants  berbéristes, alors que les kabyles représentent à peine un sixième de la  population algérienne.

 En fait, je ne me suis jamais senti musulman. J’ai fait l’école primaire, le  collège et le lycée en kabylie. Je n’avais d’ailleurs jamais quitté la  Kabylie avant d’aller à l’université, dans une ville arabe. C’est là qu’ont  commencé mes déboires avec la religion musulmane. Dans le milieu  universitaire, on jouissait encore de la liberté, certes limitée, d’apporter   la contradiction aux militants islamistes, en prenant la précaution de ne  pas laisser le ton trop monter. Il y avait des escarmouches à l’occasion,  mais on était encore loin des assassinats. Des listes rouges s’affichaient  dans la mosquée du campus, des intimidations, des exhibitions d’armes  blanches et quelques bastonnades vite réglées par la police étaient  courantes. En ville, c’était une autre paire de manches. Il y avait intérêt  à se fondre dans la masse et à se conformer aux us, aux coutumes et au  langage bigot. Heureusement que je n’avais pas le désavantage du physique!  J’évoluais donc dans cette société en étant perçu par mes aimables  concitoyens comme un musulman. Dans leur tête, je ne peux être qu’un  musulman pratiquant, qui parlerait le même langage et jetterait les mêmes  fleurs à cette belle religion dont ils s’enorgueuillaient. M’étant aperçu  très vite que la religion tenait toute la place dans la vie de la cité, je  me suis abstenu de révéler mes opinions au souk, dans les cafés, chez le  coiffeur, chez des amis, dans le bus... Le comportement suicidaire n’était  pas mon fort.  J’avais donc un accès direct à la pensée populaire musulmane,  dans la langue presque originale de l’islam.

Tant que je ne m’exprimais pas  en kabyle, j’avais tout le loisir d’être témoin  de toutes sortes de «  friandises » à propos des juifs, des chrétiens, des kabyles et des  occidentaux en général. L’unanimisme était de rigueur : Les occidentaux  puent le cochon.

 Les chrétiens sont des falsificateurs de livres saints. En  chaque juif il y a un démon  maléfique.

Les kabyles sont des  traîtres, des kouffars déguisés dont il faut se méfier. Les femmes, toutes les femmes,   sont diaboliques.

Les musulmans iront seuls au Paradis d’Allah mais les plus  méritants (comprendre les plus zélés), seront aux étages supérieurs. Tout le  reste grillera dans des flammes décrites avec force de détails. Au début cela me mettait mal à l’aise, mais petit à petit la curiosité me  poussait à me poser la question : Mais où vont-ils tous chercher tout ça? Le coran, pardi! C’est ce que tous les habitants de cette ville ont de  commun.

J’ai dû donc lire et relire le coran en entier, dans le texte. Le pot aux  roses était là! Une vraie mine de « perles »! J’avais aussitôt comparé ce livre à un immense réservoir de jus d’orange  d’où partent des millions de pailles. Chaque musulman a le loisir de sucer  et s’en gaver à volonté. Chaque enfant qui naît trouve sa paille déjà  préparée et prête à l’emploi. C’est à celui qui aspirerait le plus de jus!  Ça doit faire beaucoup de bien! Du haut de mes vingt ans, je tombai en admiration devant cette mécanique  bien huilée qui fabriquait des répliques sans presque jamais en rater une!  Une véritable usine à pièces standard. Moi qui voulais devenir ingénieur,  j’étais très fier d’avoir trouvé comment ça marchait, un peu comme le gosse  de quatre ans qui a monté tout seul  l’ingénieux système qu’il a trouvé dans  son oeuf Kinder Surprise. Je comprenais tout!

Mais des question me  turlupinaient encore : Pourquoi cherchaient-ils aussi querelle au cochon et  au bon vin? Quel rapport y avait-il entre les protéines et les incantations  récitées en dirigeant la tête de la bête égorgée vers la kaaba?  Le but de ma contribution n’est pas de raconter mes déboires dans les  détails, mais surtout de témoigner des enseignements que j’en ai tiré. Je  n’ai donc ni amertume, ni haine, ni ressentiment.

Je tiens au contraire, à  rendre hommage à mes parents, à  ma société et à mes professeurs (kabyles,  français, belges, russes, allemands…) pour m’avoir préservé de l’islam, pour  m’avoir donné une éducation cartésienne, juste, rationnelle et pour m’avoir  donné les outils intellectuels dans 3 langues différentes pour user de mon  libre arbitre et développer mes propres analyses des phénomènes sociaux,  religieux, scientifiques. Cela a été le cas de centaines de milliers  d’enfants de ma génération. Je suis reconnaissant à ma famille, à la société  kabyle et à mes professeurs laïques de m’avoir donné les moyens  intellectuels de neutraliser l’enseignement  – je devrais dire tentative  d’endoctrinement -  religieux obligatoire que prodiguaient généreusement    des professeurs égyptiens à tous les enfants en Kabylie et ailleurs en  Algérie. Je ne parle pas pour les autres enfants algériens car je ne suis  pas sûr que leurs parents aient désapprouvé cet enseignement.

Je suis convaincu que l’islam est une affaire de culture, d’éducation et sa   pratique une affaire de pression sociale  conjuguée au conditionnement dés  le jeune age. Les musulmans qui prétendent qu’ils ont librement choisi  d’être musulmans, ne le disent que quand leur liberté de choix conscient est  discutée par un non musulman. Sinon, leur conditionnement est poussé au  point de vivre leur islamité comme une identité personnelle, voire même une  appartenance ethnique. J’ai répété à plusieurs reprises le scénario suivant  devant des camarades musulmans : donnez moi un bébé de n’importe quelle  ethnie, de parents adeptes de n’importe quelle religion. Donnez moi les  moyens matériels nécessaires pour lui prodiguer seul une éducation. J’en  ferai ce que vous voulez : un athée, un musulman, un chrétien, un taoiste ou  même un juif. Et indépendamment de la religion que je lui aurais choisie, je  peux en faire en outre un assassin, un humaniste, un voleur de poules, un  écologiste, un bandit de grand chemin, ou un trafiquant de drogue notoire.  Bien entendu, l’éthique, à laquelle j’adhère, ne permettrait pas une telle  expérience. Mais elle est parfaitement théoriquement envisageable.

Paradoxalement, mes interlocuteurs se trouvent toujours d’accord avec moi.  Ils me rient même au nez en me disant que cela est l’évidence même. Je  déduis alors que leur islamité n’a rien à voir avec leur personne morale et  physique et qu’ils ne sont musulmans que parce que leur famille et leur  société les ont éduqués en ce sens. Adultes, ils peuvent choisir de  continuer à rester musulman ou non. Je leur demande alors s’ils ont déjà  envisagé cette possibilité. Ils répondent tous que non. Je leur dis alors  que c’est parce qu’ils ne se sont pas trouvés devant la possibilité de faire  un choix, et qu’ils n’avaient jamais eu en fait à choisir qu’entre l’islam  et l’islam. Leur éducation « monocorde » les a handicapés et a sciemment  escamoté, si ce n’est combattu, toutes les autres possibilités. Et là, ils ne sont plus d’accord avec moi. Ils prétendent qu’ils sont  musulmans par choix, qu’ils se sentent très à l’aise, heureux d’être  musulmans et qu’il ne leur viendrait jamais à l’idée de penser à remettre en  cause leur foi en le coran.

Il fut une époque en Algérie où ce genre de discussion était encore possible  dans certains lieux. Je ne conseille pas  aux libres penseurs de provoquer  aujourd’hui ce genre de dialogue.  Les musulmans sont convaincus que les laïques et les athées ne lisent jamais  les textes religieux. Ils pensent que les laïques et les athées  ont de la  répulsion à les lire et qu’ils méprisent ces textes comme une personne  mépriserait une autre personne. Dans l’esprit des musulmans, le coran est  une personne vivante, qui parle et qui a une âme. Une entité vivante,   magique, puissante, qui les habite, mais qui a néanmoins besoin de  protection. Ainsi, pour eux, les athées sont de prime abord des « haineux »  qui «détestent les musulmans » parce ceux-ci sont des croyants.

 Il est  impossible de discuter d’islam et du coran avec un musulman sans qu’il  n ’implique sa personne humaine et, petit à petit,  tous les musulmans. La  moindre critique du coran est ressentie comme une attaque personnelle. Les  musulmans sont convaincus que leur  religion fait partie de leur personnalité  individuelle et qu’ils sont nés avec, comme on naîtrait avec des cheveux  roux ou avec des yeux bleus. Critiquer l’islam, c’est donc vécu comme une  critique à l’endroit de leur personne physique. Il n’est pas fortuit si la  plupart des musulmans traitent de racistes les gens qui sont critiques avec  l’islam. Cette attitude relève de la notion du « martyre ». Les croyants  sont prêts à faire bouclier de leur personne humaine pour protéger leur  religion. Ils sacrifient leur intégrité physique et morale à ce qu’ils  croient être LE RACISME.

 Cette intégrité, ils la roulent eux même dans la  boue en redirigeant sur elle toutes les critiques adressées à l’islam par  leur interlocuteur. Beaucoup de musulmans pensent que les athées le sont uniquement parce qu’ils  n’ont pas daigné lire le coran. Ce que les musulmans ignorent, c’est que bon  nombre d’athées le sont devenus en lisant justement le coran.

 Pour un  musulman, toute personne qui lit le livre « saint » doit être aussitôt  subjugué et se convertir à l’Islam, sans avoir d’autre choix.  Ils donnent  des arguments sous forme de sourates pour étayer le coran lui même. Ainsi,  pour appuyer une sourate, ils citent une autre sourate. C’est l’exemple de  cet étudiant qui, pour démontrer que 2 théorèmes sont simultanément vrais,  il utilise le premier, pas encore démontré, pour démontrer le second, puis  le second pour démontrer le premier. Un verset ne peut prouver qu’un autre verset est bien d’essence divine, car   un athée conteste toutes les ayat. C’est pourtant ce que font les musulmans  dans toutes les discussions que j’ai eues avec eux. Il faut dire que les  discussions menées en arabe, sont bien plus cocasses. Si leur contradicteur  rentre dans le jeu et cite aussi des ayat, les musulmans lui disent qu’il ne  sait pas lire, qu’il ne sait pas interpréter. Ils lui signifient même qu’en  tant qu’athée, il n’a pas à se référer au coran. D’un coté il prétendent que  l’islam est une religion universelle, d’un autre coté ils refusent à toute  personne le droit de faire de « sa part » d’islam ce qu’il désire. De la   sorte, l’athée est bien obligé de penser que le coran est fait uniquement  pour les personnes qui sont déjà musulmanes. Lorsque leur interlocuteur  épingle le coran à travers des versets crus, ne souffrant d’aucune  équivoque, les musulmans s’impatientent, s’irritent et  finissent par  bricoler une parade pour protéger les verset incriminés, au lieu de les  reconsidérer sérieusement sous la lumière des valeurs  humaines modernes.

 Ils  disent alors qu’il faut remettre les verset dans leur contexte historique et  social de l’époque koreichite. Je leur dis  alors que c’est exactement ce que  je cherche à leur faire faire. A supposer que c’est bien Allah qui parle  dans le coran, ces versets s’adressent à des personnes particulières, à une  date particulière, en un lieu particulier dans un contexte particulier.  Pourquoi alors vous, hommes du vingtième siècle, vivant à des milliers de   kilomètres da la Mecque, dans un autre contexte historique et social, vous  sentez vous concernés par ces versets?

Ils me répondent que le coran est universel, valable, applicable en tout  lieu et à tout moment! Les bras m’en tombent et j’invite toute la bande à prendre un thé au Café  des Amis, et parler du beau temps. La pluie étant rare sous cette portion du  ciel d’Allah.. Une autre conviction est le caractère unique et inimitable des textes  coraniques. En fait le coran est effectivement  inimitable, parce qu’il est  interdit de l’imiter. Il faut donc le faire apprendre par cœur à un maximum  de fidèles pour que même les éventuelles imitations orales soient  immédiatement détectées. Et, bien entendu, aussi pour qu’il agisse  instantanément, à tout moment, sur le comportement de l’individu. « Ô vous, les Croyants! Croyez vous en outre que vos descendants incrédules  seront considérés dans votre sillage? Dans le Jardin d’Allah, il n’y a point  d’intercession. En cela, votre Seigneur est largement prévoyant ».

Des versets comme celui là, je peux en écrire 5 par jour, pendant ma pause  café, en arabe, rythmés et rimés. Directement en français sans rimes ni  rythme, je peux en écrire aisément une centaine, sur différents thèmes.  D’ailleurs, celui-là n’existe pas dans le coran. Je viens de l’inventer il y  tout juste dix secondes. 99% des musulmans ne s’apercevront pas que cette aya n’existe pas dans le  coran. Présenté en arabe, rythmé, rimé, haletant, ce verset tromperait  n’importe quel musulman. Un musulman lettré qui ne connaît pas le coran par  cœur, serait obligé de vérifier sa véracité en cherchant dans le Livre.  Sinon, il n’y verrait que du feu, surtout si j’adopte une mine sérieuse,  grave et recueillie. Mon physique de maghrébin aidant, et en saupoudrant mon  verset d’un bismi Allah arrahmane errahim » et d’un « sadaqa Allhou al  aâdhim », je bernerai n’importe quel bigot. Pourquoi donc? Présentons une poignée de monnaie en dollars us à  un citadin universitaire  français qui a beaucoup voyagé. Glissons préalablement  une pièce de 25  cents en monnaie canadienne parmi les pièces us. En comptant le petit magot,  il y a de très fortes chances que l’individu s’aperçoive qu’il y a une pièce  intruse dans le tas, parce qu’il a eu à dépenser de la monnaie américaine ou  tout simplement par ce qu’il connaît toutes les pièces de la monnaie  américaine. Prenons maintenant la même poignée de pièces et présentons-là à un français  moyen, disons d’un petit village de Corése. En comptant les pièces, il est  fort possible qu’il compte la pièce de 25 cents canadienne avec les pièces  de 25 cents américaines. De la même façon, un musulman qui connaît bien le coran ou même qui l’a  appris va s’apercevoir que mon verset est faux. Non que ce verset contienne  quelque chose en lui même qui indique qu’il est faux, mais parce que le   musulman en question ne se rappellera pas avoir rencontré un tel verset au  long de sa vie, ni dans ses lectures, ni dans sa récitation machinale, ni en  écoutant un autre réciter le coran.

Quand je révèle à un camarade musulman que nous venons de discuter pendant  une heure d’un verset que j’ai moi-même inventé,  il m’en veut, me diabolise  et m’accuse d’avoir abusé de son ignorance du coran. Je lui dis alors que  c’est exactement ce que fait le coran : il abuse de son ignorance tout  court. Et pour ne pas gâter l’amitié, je change de sujet. Un proverbe kabyle dit : tu ne redresseras pas un roseau sec qui a poussé  tordu, tu le briserais.                    A suivre  
 

 

 

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28/05/08

Kabyle laïque (suite) ]

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