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Tous ceux qui se bercent d'illusions sur le caractère "normal" de la Turquie en Europe devraient regarder l' Europe telle qu'elle est déjà après une immigration musulmane à tout va.

Tout athées que nous soyons, l' héritage chrétien de l' Europe reste un acquis fondamental, sur lequel la laïcité a pu se bâtir. Il en irait tout différemment dans une Europe d' Ankara à Tanger; car pour quelle autre raison que religieuse et culturelle dénierions-nous le droit aux musulmans de l' autre côté de la méditerranée de s'inviter à notre table après la Turquie?

 

Turquie = Cheval de Troie de l' Islam.

 

 

 

 

 

 

Les Turces "en guerre" contre les USA. Un scenario paranoïde qui éclaire la mentalité des Soumis qui voudraient être en Europe.

 

 

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol
 
Le Figaro [17 décembre 2004]

 

 

 

Turquie : l'Europe béni-oui-oui

Devant la Turquie, l'Europe dit s'il vous plaît. Deux exemples : le Parlement européen voyait naguère, dans le refus d'Ankara de reconnaître le génocide arménien, «un obstacle incontournable à l'examen d'une éventuelle adhésion de la Turquie à la Communauté». Aujourd'hui, face au négationnisme du premier ministre turc, l'Union lui souffle juste de faire un geste, pour dépasser «l'expérience tragique du passé». Pareillement, elle n'ose exiger de l'inflexible Recep Erdogan la reconnaissance préalable de Chypre, membre de l'UE, partiellement occupée par l'armée turque depuis 1974. Surtout ne pas fâcher le chatouilleux invité.

Les faits sont là : l'Europe, qui devrait confirmer aujourd'hui son accord à l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie, s'est soumise aux humeurs d'Erdogan. «Si la Turquie n'était pas la bienvenue, alors le monde devra se débrouiller avec la situation actuelle», a-t-il menacé lundi. Traduire : si vous ne voulez pas de nous, vous aurez des difficultés avec les islamistes. Comme en écho, la direction des affaires religieuses turques, dépendant de l'État, a appelé les prédicateurs à dénoncer le Nouvel An, contraire aux «valeurs musulmanes et nationales».

Quelque chose ne tourne pas rond dans cette Union subjuguée, prête à brader sa culture et son histoire pour se rendre agréable à un partenaire économique ne faisant pas mystère de son «islamisme modéré» (99% des Turcs disent croire en Allah et 72% observent les prescriptions de l'islam). L'historien devra, demain, démonter les mécanismes de cette suggestion collective, qui aura converti les plus hauts dirigeants européens. Au point d'en oublier les invasions ottomanes qui terrorisèrent l'Europe et de laisser dire, en revanche, que, «pendant deux siècles, les Européens ont envahi et colonisé l'Orient avec des canons» (1).

Relire Victor Hugo. Il rappelle, dans Les Orientales, ce que furent les massacres des Turcs commis à Chios (Grèce) en 1822. Son poème s'appelle L'Enfant : «Les Turcs ont passé là : tout est ruine et deuil/Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil (...)/(Le poète rencontre alors un enfant «humilié») Que veux-tu ? Fleur, beau fruit ou l'oiseau merveilleux ? Ami dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus : je veux de la poudre et des balles.» Pourquoi vouloir à tout prix réécrire une histoire irénique, où nous serions tous, selon Jacques Chirac, «enfants de Byzance» ?

Les étourdis s'enchantent de ces fiançailles imposées avec ce grand pays d'Asie (près de 100 millions d'habitants en 2050). Ils sont persuadés qu'il se pliera aux règles des démocraties occidentales, et notamment celles qui garantissent la liberté de penser et l'égalité devant la loi. Mais les Turcs sont-ils prêts, par exemple, à s'exonérer de l'immuable loi coranique qui punit de mort celui qui change de religion ? Sont-ils prêts à remettre en question le dogme islamique, qui considère les chrétiens et les juifs comme des catégories inférieures (les dhimmis), à qui sont octroyés des statuts précaires ? Au nom du «respect de l'autre», l'Europe bonasse ne se pose pas ces questions.

Résistance française

Un insidieux endoctrinement, appuyé par la vision inoffensive d'un libre marché élargi, veut faire croire que l'islam, force de paix, sauvera l'Europe menacée. A condition que celle-ci s'associe à une Turquie «rempart contre l'islamisme» et s'ouvre plus généralement à la culture musulmane. Afin d'éviter le choc des civilisations redouté par une idéologie pacifiste, les dirigeants occidentaux sont prêts à accélérer la déchristianisation de l'Europe. Une étude publiée cette semaine par le ministère des finances souligne qu'en 2050, la Turquie intégrée dans l'Union «serait en mesure de bloquer 75,6% des décisions contre seulement 55,7% pour la France». Elle serait le vrai patron.

La réalité peut être vue ainsi : l'Europe est disposée à vendre son âme pour avoir la paix. Au nom du sympathique dialogue entre les cultures et de l'émouvante réconciliation entre les peuples, ses dirigeants parient les yeux fermés sur une laïcisation des valeurs, des modes de vie et des règles de la Turquie au contact de l'Occident, alors qu'ils n'en savent strictement rien. Et la France, par l'intermédiaire de Jacques Chirac, participe à cette prise de risque en poursuivant son même souci, déjà apparu lors du conflit irakien, de consolider les liens avec le monde arabo-musulman.

Cependant, les Français ne suivent plus leur président. La connivence apparue sur le dos des Américains est rompue. Deux citoyens sur trois se disent opposés à l'adhésion de la Turquie. Se vérifie l'apparition d'un esprit de résistance («Bloc-Notes» du 19 novembre dernier), notamment en réaction à «l'orgueilleux exercice solitaire du pouvoir par le chef de l'État», justement décrit, lundi, par Robert Badinter dans Le Figaro. Ce réveil des Français, confrontés à l'échec de l'intégration musulmane et à la montée de l'intégrisme, saura-t-il faire réfléchir le reste de l'Europe ?

Certes, le président de la République a redit, mercredi soir sur TF 1, que l'ouverture des négociations ne signifiait pas l'adhésion automatique. Mais il n'est pas certain que les citoyens, tenus à l'écart, se rassurent à si bon compte. Même le Libyen Kadhafi a admis hier que la Turquie sera «le cheval de Troie» du monde islamique dans l'Union. Si l'Europe devait confirmer aujourd'hui son feu vert en se pliant ainsi aux menaces de rupture d'Erdogan, ce qui semble plus que probable, les électeurs n'auront plus que le référendum de 2005 sur la Constitution européenne pour faire entendre leur déception.

Mises en garde

«Propagande islamiste» : c'est par cette expression que le grand intellectuel protestant Jacques Ellul désignait, dès 1983, «la création de mosquées partout, même en URSS, la diffusion de la littérature et de la culture arabes, la récupération d'une histoire» (2). «L'islam, notait-il, se glorifie maintenant d'avoir été le berceau de toutes les civilisations (...) L'islam, origine de toutes les sciences et de tous les arts, c'est un discours que nous entendons constamment.» Ce texte avait été écrit en préface à un livre de Bat Ye'or, spécialiste des minorités religieuses dans les pays d'islam. A Paris cette semaine – elle vit en Suisse – Bat Ye'or estime que nous assistons, au-delà du problème turc, à l'harmonisation d'une politique européenne «suicidaire» visant à faire entrer les pays arabes dans la future «Eurabia», sans que l'opinion en soit tenue informée. Selon l'historienne, le but recherché par la Commission européenne, singulièrement depuis la présidence de Romano Prodi, est le «changement de la culture européenne», afin qu'elle puisse assimiler l'islam. Cette création d'un ensemble euro-arabe passerait, comme le démontrent des documents, par l'affirmation de l'antiaméricanisme européen et par la lutte contre Israël.

On peut reprocher à Bat Ye'or une vision exclusivement dramatique du partenariat euro-arabe. Toutefois ses mises en garde argumentées, que la France passe sous silence, mériteraient d'être écoutées et débattues. Mais le veut-on ?  

 (1) LeFigaro, 14 décembre 2004. (2) Jacques Ellul, «Islam et judéo-christianisme», PUF.

 

 

 

Le dirigeant de la Bavière veut faire interdire un film turc sur l'Irak

AFP 19.02.06 | 14h31

 

 

Le dirigeant conservateur de la Bavière, Edmund Stoiber, a annoncé dimanche qu'il voulait faire interdire la diffusion dans les cinémas allemands d'un film turc traitant de la guerre en Irak qu'il juge antiaméricain et antisémite.

 

"Je demande aux exploitants de cinémas en Allemagne de déprogrammer immédiatement ce film de haine raciste et anti-occidental", a-t-il déclaré dans une interview au journal "Bild am Sonntag" à propos du film turc "Kurtlar vadisi - Irak" ("La vallée des loups - Irak"), le film le plus cher de l'histoire du cinéma turc (8,4 millions d'euros).

 

Dans ce film de Serdar Akar qui a enregistré 200.000 entrées depuis son arrivée sur les écrans allemands il y a dix jours, un héros des services secrets turcs combat les forces américaines en Irak dans des scènes particulièrement violentes où des soldats américains tuent notamment des Irakiens lors d'une cérémonie de mariage.

 

Ce héros, une sorte de Rambo, entend venger son pays humilié par l'armée américaine en Irak.

Le film montre aussi un trafic d'organes prélevés sur des détenus de la célèbre prison d'Abou Ghraib par un docteur juif américain pour le compte de riches clients à New York, Londres et Tel Aviv.

"Ce film irresponsable ne développe pas l'intégration mais cultive la haine et la défiance à l'égard de l'Occident", a estimé le dirigeant de l'Union chrétienne-sociale allemande (CSU), la branche bavaroise du parti de la chancelière Angela Merkel.

Le Conseil central des juifs d'Allemagne a également appelé au retrait de ce film tandis que l'Etat régional de Rhénanie du nord-Westphalie, où vit une importante communauté turque, veut faire interdire le film aux moins de 18 ans.

Le film, qui a connu un grand succès en Turquie, est inspiré d'une série télévisée. Il devait également être diffusé au Royaume-Uni, en Russie, aux Etats-Unis, en Egypte et en Syrie.

 

 

 

 

 

28/05/08

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