Geert Wilders : «L'idéologie islamique est fasciste»
Propos recueillis parThierry Portes
06/03/2008 | Mise à jour : 23:47 |
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Geert Wilders : «Les individus sont égaux. Mais toutes
les cultures ne se valent pas.» Crédits
photo : AFP
Menacé d'assassinat depuis 2004, le chef de file du Parti de la
liberté vit reclus, protégé par des gardes du corps, changeant d'adresse
chaque nuit. La lutte contre l'immigration musulmane et l'islamisme est
son obsession.
LE FIGARO. Avez-vous mesuré les conséquences de votre film,
pour vous et pour votre pays ?
Geert WILDERS. Personne n'est autant que moi conscient de la menace. Mais
si j'avais dû m'arrêter, je l'aurais fait il y a trois ans. J'ai vécu dans
des prisons, dans des baraquements militaires, et la pression a encore
grandi ces derniers mois. Mais je suis un élu et je mène mon combat sous
la bannière de la loi. Si je devais renoncer à dire ce que je pense, les
adversaires de la démocratie auraient alors gagné.
Votre pays est inquiet des retombées diplomatiques et
économiques que pourrait causer votre film.
Mon film n'est pas encore sorti, personne ne l'a vu, mais déjà des muftis
l'ont condamné, prédit que le sang sera versé, des pays arabes menacent
les Pays-Bas d'embargo ! Et mon pays, plutôt que de demander à quelques
imams de se taire, plutôt que de rappeler nos principes démocratiques et
celui de la liberté d'expression, par un ridicule et indigne aveu de
faiblesse, cède à la menace et prépare nos ambassades au pire !
Selon vous les valeurs islamiques et les valeurs démocratiques
sont inconciliables, irrémédiablement. Comment les Pays-Bas peuvent-ils
intégrer leur population d'origine musulmane ?
Je ne veux plus de nouveaux immigrés. Je n'ai rien contre les individus,
mais nous avons un problème avec l'idéologie islamique. Je ne veux pas
renvoyer ceux qui sont ici et veulent s'assimiler, mais je leur dis de se
débarrasser de cette idéologie, que je qualifie de fasciste.
Quel est le choix que vous offrez à un musulman hollandais ?
C'est vrai que selon le Coran, ce livre terrible, vous ne pouvez pas
renoncer à être musulman. À moins de risquer la mort. S'ils veulent
s'appeler musulmans, nouveaux musulmans ou comme ils veulent, cela ne me
dérange pas. Ce qui m'importe c'est qu'ils se séparent de cette part de
violence et d'intolérance qui est dans le Coran.
Pensez-vous que la provocation et les slogans à l'emporte-pièce
font avancer les choses ?
À la différence des autres, nous, au Parti de la liberté, nous ne mâchons
pas nos mots. Un million de musulmans pour 16 millions de Hollandais,
c'est trop. Nous sommes les seuls à nous élever contre l'immigration
musulmane, les projets de mosquées, d'écoles coraniques. Certains disent
également vouloir refuser le relativisme culturel. Mais moi je le dis de
manière plus claire : ma culture est meilleure que la culture islamique.
Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques
au sein de la société, comme cette culture retardée. Les individus sont
égaux. Mais toutes les cultures ne se valent pas.
Avez-vous vraiment peur pour votre identité et l'identité des
Pays-Bas ?
Je crois vraiment que notre liberté est menacée par ce que j'appelle le
tsunami islamique. Si dans le futur, les musulmans approchent ou arrivent
à la majorité aux Pays-Bas, nous perdrons tout ce pourquoi nous nous
sommes battus : notre démocratie, notre liberté, nos lois. Le chauvinisme
n'est pas un vilain mot.
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