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Un très intéressant exercice style pour essayer de rendre l' islam civilisé, tout en lui conservant un statut de religion monothéiste originale.
Ce qui revient à  essayer de résoudre la quadrature du cercle;  une entreprise prometteuse comme chacun sait ...

Ne reculant pas devant  son devoir, Soheib Bencheikh se livre donc devant nous à un travail de dompteur de Textes.

 

 


 

 

Soheib Bencheikh, mufti de Marseille : 

"Ou l'islam marche avec son siècle, ou il reste à la marge de la société moderne"

 Lundi 19 novembre 2001 (LE MONDE) 

Propos recueillis par Henri Tincq

 

Les commentaires à gauche sont de CENSURE, et les questions du Monde en italique.

 

Voir page  "mécréants"  sur Censure "Le "ver" du terrorisme islamique n'était-il pas dans le fruit du Coran, compte tenu des nombreux versets à caractère belliciste qu'abrite le texte de la Révélation ? -
Espérons que les musulmans non  "sensés"  ont disparu le 11/09/2001 Je ne partage pas cet avis et aucun musulman censé ne le partage.
Voir page  "mécréants"  sur Censure Certes, le Coran recèle une dizaine de versets qui encouragent le musulman à prendre les armes pour se défendre. Je n'en cite qu'un à titre d'exemple : "Ceux qui font la guerre à Dieu et à son Prophète et s'évertuent à semer le scandale sur la terre seront tués ou crucifiés en guise de rétribution" (sourate V).
Citons - les !  De même, à côté de versets qui invitent au respect des juifs et des chrétiens, 
"d'autres", eux bien connus, et nombreux. d'autres prônent le recours à la violence sans réserve contre les idolâtres ou les "polythéistes".
Nous sommes tout prêts à "relativiser", encore que, certains massacre sous la direction de Mahomet se situent en dehors du champ tribal habituel. Mais la plupart de ces textes doivent être relativisés par les circonstances de leur révélation, replacés dans leur contexte historique, notamment celui du début de l'ère musulmane à Médine quand les premiers fidèles, sous la conduite du prophète Mahomet, se trouvaient assiégés par la coalition tribale qui voulait les éliminer.
Exact. Les Juifs et les Chrétiens devraient le savoir. Mais, comme nous sommes athées, l' argument est de portée réduite.   "Je n'aurai pas la cruauté de rappeler que dans l'Ancien Testament - prenez le Deutéronome ou le deuxième livre de Samuel - se trouvent aussi des versets chargés de violence.
Entre monothéismes sanglants, la compréhension règne, et c'est bien normal. Pour autant, je ne m'autorise pas à dire que la Bible cultive une théologie de la conquête et de la domination. Autrement dit, des textes sacrés doivent toujours être recadrés dans le contexte de leur révélation et de leur transmission. 
Donnez - nous la recette de cette Pierre Philosophale, à supposer qu'  "elle" existe. "Relire" c'est bien, lire c 'est encore mieux, et comme la plupart des musulmans sont illettrés...  Il faut les relire, en dégageant leur valeur éternelle, universelle, non en les utilisant pour légitimer, à travers eux, nos projets politiques ou personnels.
  - L'absence d'autorité d'interprétation dans l'islam ne favorise-t-elle pas les lectures les plus fondamentalistes comme étant, au fond, les plus rassurantes. Comment expliquez-vous le silence des autorités religieuses pour rectifier si besoin est, corriger, énoncer le bien et le vrai ? -
Pour autant qu 'elle soit acceptable socialement, ce qui en général réduit la marge de manoeuvre à zéro. En islam, le fidèle est libre de son interprétation.
   L'islam est une religion libérale - tentons le mot - et individuelle.
Le Mufti Bencheikh commence à déjanter sérieusement.

Mollahs, Imams, Ulémas, recteurs, "Commandeurs des croyants", et autres Docteurs de la Foi sont donc un mirage. 

L'islam chiite a un clergé reconnu. L'islam sunnite a un clergé de facto. Existe -t- il une religion sans clergé ni gourou?

 Elle n'a pas de clergé. Sa seule autorité, c'est son texte.
La jouvence de l' Islam est semblable à la virginité des Houris, éternelle. Très crédible !   L'islam ne possède qu'un Coran, mais une multitude d'interprétations, variables selon les lieux, les conditions de vie, les classes, le degré de civilisation. C'est ce qui fait, je crois, sa richesse, sa souplesse, son éternelle jeunesse.
Une version déplaisante de l' Islam, mais parfaitement crédible et apparemment séduisante. Nous dirions que le wahhabisme ne fait qu' appliquer le Coran. Difficile de lui en vouloir. Dire qu' on accepte l' hypothèses, mais qu' on en refuse les conséquences parce qu' affreuses ...  "Mais la contrepartie est qu'aucune interprétation ne doit s'imposer par la force, par un quelconque moyen d'intimidation, au risque de la dérive. Or aujourd'hui, nous sommes en pleine dérive avec des groupes qui veulent imposer une interprétation unique, littérale et obscurantiste des textes. Je fais allusion aux groupes dits wahhabites ou salafites qui veulent imiter, au millimètre près, l'exemple du prophète Mahomet !
Entendez-vous dans nos campagnes craquer les articulations du Mufti ? Il en sait des choses sur l' inconscient du prophète.        Mais le prophète était tellement lié à son siècle, ancré dans la culture et le mode de vie de son temps, qu'il est impossible de croire qu'il ait voulu imposer son exemple aux siècles suivants.
Nous ne prétendons pas le contraire, mais les talibans, les curés islamiques du GIA, de Tchétchènie, ...? Imiter, au XXIe siècle, ses modes vestimentaires, ses goûts, sa façon de manger ou de se comporter, cela relève de la folie.
Et de dangers pour les êtres humains en général, surtout ceux qui essaient de ne pas trop se faire emmerder par les croyances des autres. Or ce type d'imitation servile est une source de marginalisation pour l'islam dans le monde moderne.
Non, mais vivre comme un "Soumis" scotché comme un malade à un texte apocryphe vieux de près de 1500 ans n' aide guère. Le prophète n'a jamais demandé au musulman de vivre comme un marginal dans son siècle.
Exemple pratique S.V.P.  Suivre la "sunna", c'est-à-dire la tradition, ce n'est pas revenir au premier siècle de l'Hégire, mais suivre un chemin pour le siècle d'aujourd'hui.
Une Psychanalyse, Dr Tincq? Ou une révolution dans le sang, plus courante en Islam? - Mais ne peut-on pas imaginer une sorte de révolte de l'intérieur de l'islam pour lutter contre ces dérives d'interprétation ?
L' Islam est une religion totale qui régit de la dot aux règles de la femme, de l' amputation du voleur à l' enmurement de la femme adultère, de l' alimentation à la conception de la Création du Monde.   Elle est impossible. La première hérésie de la religion musulmane au XXe siècle fut sa politisation. 
Mahomet avait déjà donné l' exemple. Il se comportait comme un chef de guerre et un régisseur de tribu. Nier l' intrication de l' État et de la religion en Islam relève de la duperie théorique et d' une absurdité dans les faits. Aucun pays musulman n' est démocratique, et ce n'est pas un hasard, une conséquence inéluctable du Coran. Dès l'indépendance des pays musulmans est né ce qu'on a appelé l'islam politique, c'est-à-dire un islam dicté par l'État, qui n'obéit qu'à État, n'est qu'un organe de État, le servant pour conforter son pouvoir et opprimer les populations. Mais État a suscité sa propre contestation, également au nom de l'islam, sur le "marché" de la prédication. Puisque État utilise la chaire de la mosquée pour faire passer ses consignes, les contestataires politiques empruntent aussi la chaire de la mosquée pour imposer leur version pure et dure de l'islam contre un État suspect et reconquérir le pouvoir.
S' il existe un exemple d' Islam apolitique et non sanglant, nous sommes impatients de le connaître. Maître Bencheikh va-t-il sortir un lapin de son turban? - On connaît les échecs et les dérives sanglantes de cet islam politique. "Dans les pays musulmans, c'est État qui salarie encore les imams. C'est lui qui fait la promotion de l'islam, mais quelle version de l'islam ? Un islam qui ne connaît pas le citoyen et ne connaît que le sujet. Qui ne connaît pas État de droit et ne connaît que le droit du prince.
Oui ! La bonne vieille langue de bois. Qui ne connaît pas le vote démocratique, l'expression libre du peuple souverain et ne connaît que le serment d'allégeance. Je suis convaincu que État musulman enseigne sa propre négation à travers l'enseignement d'un islam qui ne se réforme pas et reste compris pour une société tribale, patriarcale, traditionnelle.
Si M. Tincq avait un peu lu le Coran, il se serait abstenu.  - Mais pourquoi est-il si difficile de réformer l'islam, à l'instar par exemple de ce qui s'est passé dans les Églises chrétiennes, à partir d'une contestation de l'exégèse officielle des Écritures ?
Suspens ....Car de compréhension en rationalité, les affaires de Jean - Paul II ne s' en sont pas trouvé améliorées. L' athéisme guette sournoisement. Un texte sacré ne s'exprime jamais tout seul. Il passe à travers une compréhension, intelligente ou pas, littérale ou pas, rationnelle ou pas.
Anachronique? Un texte éternel ?   Prenons l'exemple des talibans : ils n'appliquent pas le Coran, ou plutôt, s'ils en appliquent quelques bribes, c'est toujours à travers l'interprétation la plus archaïque et la plus anachronique.
Le Coran fruit d' une "oeuvre humaine et non divine" ! On s' en doutait à CENSURE, mais puisque le Mufti le confirme. A transmettre à 1.2 milliards d' autres personnes. Dommage que certains "pilotes" arabes musulmans  n' en aient pas eu connaissance plus tôt. Ils appliquent un droit musulman qui est le fruit d'une œuvre humaine, non divine comme ils le prétendent, élaboré du IXe au XIIe siècle qui, ensuite, a été sacralisé.
On voit où cela mène d' appliquer un texte divin - humain Et ils osent appeler cela "charia"! La "charia" est un mot mystique, c'est la voie qui mène à Dieu.
Le texte sacré étant déjà contradictoire .. "Les contradictions entre ce droit musulman et le texte sacré d'origine sont nombreuses. Prenons l'exemple de la liberté religieuse.
Vrai pour les Hadiths, mais faux pour le Coran. Le verset "Point de contrainte en religion" ne veut strictement rien dire. Pour les athées d' abord. Pour les monothéistes non musulmans, pas plus, car ils ont les contraintes de leur foi, et celles imposée par les musulmans (mariages mixtes interdits) .Pour les musulmans, le Coran n' est qu' un fouillis de menaces, d' interdits, d' obligations. Cherchez l' erreur.

 

Élève Bencheikh, recalé!

Celle-ci est, en toutes lettres, garantie par le Coran, mais le droit musulman, fondé sur quelques "haddiths" attribués au prophète, interdit au fidèle de changer sa religion.
   De même impose-t-il au non-musulman d'appartenir à l'une des trois catégories suivantes : ou il est "dhimmi", protégé par une sorte de code d'honneur ; ou "muahid", ressortissant d'une nation avec lequel le pays musulman a signé un pacte de non-agression ; ou "harbi", étranger habitant un pays non musulman.
Très souvent, hélas. A croire que les musulmans et le mufti de Marseille vivent dans deux Univers différents. Comment voulez-vous appliquer un tel programme dans les conditions du monde d'aujourd'hui ?
"bédouinisation" ... Joli, on note. Faire d'un droit musulman issu des sociétés patriarcales une sorte de droit universel, valide en tout temps, c'est ce que j'appelle la "bédouinisation" de l'islam, une autolimitation de l'évolution des sociétés musulmanes. 
Les Droits de l' Homme semblent mieux tenir le coup que l' Islam. " La justice d'un siècle devient injustice dans un autre siècle.
A noter que notre Mufti ne semble pas avoir grand chose à reprocher à la répudiation en soi.   Par exemple, en Algérie s'applique encore le "fiqh" (droit) malékite, véritable gestionnaire de la vie privée et de la vie familiale. Si je divorce de ma femme, c'est elle qui doit quitter l'appartement avec ses enfants. Pourquoi ? Parce que dans le "fiqh" malékite, à une époque où la vie s'organisait autour des clans - et non des HLM -, la femme divorcée devait quitter le clan de son mari pour réintégrer celui de son père. Rien n'a changé, même si les structures de la vie sociale ont été bouleversées
Après avoir fait souffrir ses articulations, notre apôtre se fâche avec ses neurones. Les mathématiques au secours de Mahomet. Tss... Toute tentative de réformer l'islam - et le droit musulman en particulier - passe donc par un travail de désacralisation, par une relecture des textes à la lumière de l'intelligence moderne, par la recherche d'une orientation, d'une courbe comme on dirait en mathématiques, pour permettre au musulman de bien vivre son islam aujourd'hui. 
Notre Mufti évite d' être clair. il n' aime pas l' Arabie Saoudite arriérée, mais n' apprécie pas plus le modèle laïc type Syrie, Irak, Égypte, Turquie,... Si cette désacralisation ne se fait pas, c'est la sécularisation ou la laïcisation qui s'en-suivront, dans les pires conditions.
Allah est Grand,  mais Vatican II est son Prophète... La sécularisation de la société dans l'Europe chrétienne n'a pas attendu le concile Vatican II. L'islam n'est pas différent à cet égard : ou il marche avec son siècle, ou il reste à la marge de la société moderne.
Comme quoi le Prozac, ça aide. Je reste optimiste.
On parie ? Si je perds, je cède mes Houris au Mufti.  Je crois que la barbarie commise au nom de l'islam - les tueries en Algérie, la réduction d'un peuple en esclavage dans l'Afghanistan des talibans, le terrorisme qui a dramatiquement frappé les Etats-Unis - a définitivement éveillé la conscience internationale. 
Visiblement, Bencheikh n'est pas convié à l' assemblée des propriétaires. Il est désormais clair que l'islam ne peut plus être la propriété d'un groupe de musulmans ou d'Etats musulmans qui veulent en monopoliser l'interprétation. 
Un Islam à la carte, en forme d' auberge espagnole. Mahomet aurait était content de lire cela, lui qui faisait dire à Allah que le Coran est un "Livre parfait". L'islam a vocation à l'universel, c'est-à-dire qu'il doit être soumis à la critique, accepter certaines valeurs qui relèvent d'un droit universel, en refuser d'autres.
Même Tincq finit par douter. Deux Prozac, deux.  On comprend mal cet optimisme compte tenu de la puissance de l'influence wahhabite et de la confiscation de l'islam, que vous avez décrite, par les autorités des Etats ? 
En matière de "démonstration", on est loin de la rigueur des mathématiques chez Roy et Kepel.  Vous avez mis le doigt sur les deux maux principaux. La montée du wahhabisme, il faut naturellement la dénoncer avec force, même si je la crois en déclin dans de nombreux pays, comme l'ont démontré Olivier Roy et Gilles Kepel. 
Dont acte. Mais quand on est Mufti dans une grande ville comme Marseille, on a peut-être une petite responsabilité là-dedans? Le militant islamiste n'est plus le héros qu'il a pu être hier, jusque dans certaines banlieues françaises. Il est devenu le comptable des malheurs qu'il a engendrés.
Conséquence probable? Quelques "problèmes" en provenance et au sein de l' Arabie, de L' Égypte, de la Jordanie, ... A force de trop jouer avec la dynamite de l' Islam, il va leur péter à la figure, et .. à la nôtre aussi.  L'Arabie saoudite elle-même souffre du wahhabisme qui est pourtant sa doctrine officielle. L'élite de ses jeunes "décideurs", qui voyagent, font des études à l'étranger, mesure de mieux en mieux les obstacles soulevés par cette vision juridique, sèche, archaïque, meurtrière de l'islam.
fraternité, tolérance, paix, civilisation,

N' en jetez plus, mais passez voir nos pages sur l' Islam. 

Quant à l'islam officiel, je répète qu'il travaille contre son intérêt même. Il dit que l'islam est fraternité, tolérance, paix, civilisation, mais ces mots n'ont aucun sens dans le droit musulman tel qu'il s'applique encore aujourd'hui
Le chantier de l' Islam français est encore dans les limbes. En rade à côté du Charles-de-Gaulle. La construction d'un islam français, auquel vous êtes associé, peut-il avoir demain valeur d'exemplarité ? 
Ni même de se faire menacer, voire pire. Oui, mais cela se fera à travers des individus poussés uniquement par leurs convictions et qui n'ont pas peur de ramer à contre-courant.
Pasqua - Chevènement, Mahomet et Vatican II. Quels hybrides!

Notre Mufti est un vrai fabricant d' OGM.

Hélas, guidées par le seul souci sécuritaire ou politicien, les autorités françaises n'ont pas toujours aidé ces pionniers, à quelques exceptions près. Je rends hommage à M. Pasqua qui a voulu créer un "islam de France" et non un "islam en France"; à M. Chevènement qui a tenté de l'inscrire dans le paysage laïque français. 
Mon Islam est AOC; l' autre une piquette qui rend aveugle. 

Sûr de lui, l' homme.

 Depuis le départ de M. Chevènement, je crains que le ministère de l'intérieur ne veuille faire la part trop belle, dans les projets de représentation future de la communauté musulmane, à des groupes marqués par l'islamisme
Si c' était nous qui le disions, ce serait banal, mais une banalité sortant des certaines bouches est une Révélation. Vous avez dit Coran ? Ils n'ont aucun moyen de liberté dans les pays musulmans dont ils sont issus, mais ils trouvent chez nous pignon sur rue.
Rassurez-vous, cher M. Bencheikh, pour être obscurantiste, l' Islam n' a vraiment besoin de personne. J'aimerais dire au gouvernement que son projet risque, involontairement, de banaliser l'islamisme ou de légitimer l'obscurantisme religieux en France

 

 

Pauvre Bencheickh, c'est pas encore demain qu 'il va remplir sa mosquée. Par contre, un Islam plus simple (Type Talibans), torturé (Type Ben Laden) risque de trouver des oreilles attentives. En effet, si notre Mufti progressiste veut "vider" le Coran de sa violence et de sa misogynie, il risque de rester avec un Livre très réduit, mais toujours plein de menaces ( ici - bas  et dans l' au -delà), toujours plein de banalités reprises au Judaïsme et à la Chrétienté, d' erreurs, de contradictions, ...
Entre un Allah insatisfait de sa Créature, et un Prophète toujours en courroux, ce Coran ainsi "distillé" serait à peu près  "acceptable", "moderne" , "tolérant", ... tout simplement parce qu' il aurait cessé d' exister.

Choisissez l' athéisme, c'est aussi difficile, mais au moins cohérent, et , accessoirement nettement moins

 dangereux pour les autres.

 

 

 

 

21/08/06

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