Repointer le caractère illicite des Hadiths,
les dires et faits du Prophète.
Même s’il faut, en bon musulman, suivre l’exemple de
Mahomet, les Hadiths ont et doivent avoir une valeur exemplative infiniment plus réduite que la Parole Coranique qui est celle de Dieu lui-même. Sinon, c’est mettre Mahomet sur le même pied qu’Allah ce qui est contradictoire avec la Profession de Foi, et la Première
Sourate (" Il n'y a de Dieu que Dieu").
Les collectionneurs de Hadiths (le plus souvent faux d’ailleurs de l’aveu même des Ulémas) perdent leur temps et commettent
donc un sacrilège. Sans compter que savoir AVEC CERTITUDE ce que Mahomet – Allah a dit et fait de 610 à 632 relève du rêve.
A l'inverse, certains croyants et lecteurs du Coran objectent qu’il n’est pas possible d’interpréter le Coran hors de son contexte historique, mais ce faisant, ils trifouillent l’ Histoire pour interpréter les Textes à leur convenance. Les lectures « simplistes » , c’est à dire la nôtre et celle des
Wahhabites se limite aux Textes réduisant de ce fait le risque « d’innovation blâmable » .
A trop « interpréter », est-on encore musulman ? L’esprit autoritaire du Coran va contre cette attitude laxiste, hélas. Nombreux sont
les versets où l’interprétabilité semble très limitée, et le refuge commode derrière les sempiternels problèmes de traduction ne peut justifier de lire le Coran à l’ envers. Quand Mahomet – Allah prescrit la destruction des mécréants, il le fait de multiples fois et en termes suffisamment explicites pour rendre risible ce paravent linguistique. Les Protestants ont – ils appris l’Araméen et le Grec pour avoir le droit d’interpréter la Bible ? Nous athées revendiquons aussi ce droit envers la Bible et le Coran.
Que nos contradicteurs lisent d’abord les Textes sacrés en langue vernaculaire avant de faire la fine bouche du spécialiste dédaigneux !
Pour en revenir aux Hadiths, il faut admettre, qu’à les supposer comme démontrés authentiques, le Prophète ne les aurait peut-être par prononcés hors du contexte de son époque ; il n’a jamais dit (via
Allah..) que l’on devrait éternellement suivre son exemple, exemple valable pour son temps, mais non imposé pour les temps à venir. Sauf à postuler une « bédouinisation » de la société, le retour à une société telle que celle de l’époque du prophète, selon la jolie formule du mufti Bencheick…
Alors, les Hadiths pour « boucher les trous » du Coran, c’est une attitude très contestable et dangereuse, même pour des zélotes de l ‘ application à la lettre des Textes sacrés.
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