France : bras de fer engagé entre les producteurs de CBD et l’État

Les producteurs de CBD en France s’insurgent contre la nouvelle loi française sur la vente du cannabidiol dans le pays. Une loi selon laquelle la vente de la fleur et de la tige du CBD devrait être interdite sur le marché de l’hexagone. Une bataille juridique qui risque donc de traîner pendant un long moment.

Les principales causes de ce litige

L’Association Française des Producteurs de Cannabinoïdes (AFPC) est bien décidée à recourir à tous les moyens pour faire légaliser la vente du CBD sous forme de fleurs et de tiges. Autorisée fin juin par la Cour de Justice de l’Union Européenne, cette commercialisation est sur le point d’être enrayée par l’État français. Une information à vérifier en consultant le lien.

Selon ce dernier, la fleur et la tige de CBD contiennent un taux très élevé de THC contrairement aux produits dérivés du CBD. Une situation qui crée souvent de la confusion lors des contrôles de stupéfiant. C’est-à-dire que les consommateurs de la fleur sont très souvent identifiés comme étant des consommateurs de cannabis. Cependant, l’AFPC pense que le processus de contrôle doit être revu.

L’association affirme que les tests de contrôle n’arrivent pas à distinguer les deux types de substance. Il faudrait donc un contrôle plus poussé afin d’en faire la différence et de distinguer le consommateur de CBD et celui du cannabis.

Le marché en plein bouleversement

Les producteurs de CBD en France ont bien des raisons de s’inquiéter. La vente des fleurs et tiges de CBD représente pour eux plus de 70% de leur chiffre d’affaires. Une véritable perte si cette loi de prohibition de ce produit devait être réellement appliquée. Pour cela, un recours a été déposé auprès du Conseil d’État.

Selon le Président de l’AFPC, la vente d’une telle partie de la plante ne devrait pas être illégale sur le territoire français. La raison de cette décision, c’est que la vente de cette partie est autorisée dans d’autres pays de l’UE, suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Certains producteurs prévoient même déjà se tourner vers d’autres pays de l’UE pour l’achat des produits.